En libye, un régime est sur le point de tomber, mais les combats continuent dans la capitale tripoli. Les rebelles disent contrôler 80% de tripoli. mais si elle semble libérée, la ville n’est pas pacifiée.

Etienne Monin, vous êtez a tripoli avec Raymond Albuy. Dabord, comment les gens ont accueilit ce qui ressemble a la chute du régime de Kadhafi ?

Quand on arrive a Tripoli, on voit quelques personnes qui claxonnent. Ceux qui montrent leur joie ont la conviction que le régime est à terre. Ils sont fiers d’avoir participé à sa chute, comme Nader qui a decidé de venir combatre il y a deux mois.

Et ce qui surprend c’est la vitesse avec laquelle Tripoli est tombée.

Tripoli est tombé en deux jours. Les révolutionnaires expliquent que c’est parce que la ville a été pris sous deux feux. Celui des combatants venus des montagnes Nefusa, et celui des habitants qui se sont soulevés comme Karim, 26 ans, étudiant en architecture. Un pistolet derrière son dos dans la ceinture.

Pour autant la ville est-elle définitivement conquise ?

Pas totalement. Au sud les forces revolutionnaires bataillent vraisemblablement autour de la résidence de Kadhafi au sud, et dans les autres secteurs de la ville, il y a des combats sporadiques avec des loyalistes. Aucun quartier n’est veritablement sûr. Les magasins sont fermés. Peu de gens dans les rues. Trop d’insecurité dit Nasser, père de famille.

Les combats dans l’ouest, près de la bretelle d’autoroute qui descend vers la résidence du colonel Kadhafi, sont parfois très intense. Y compris au lance roquette. Aimen, combatant, pense pourtant qu’il sagit de snipers facile à debusquer.

Hier, trois prisonniers ont été conduit dans une petite caserne du quartier Gorgi.

Et les habitants attendent l’arrestation de Kadhafi pour le faire juger.

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