L'appel lancé par François Hollande au lendemain de l'attentat de Nice a été entendu par les Français. Les inscriptions pour intégrer la réserve opérationnelle ont explosé.

 Exercices dans le cadre de la preparation militaire pour les eleves de la reserve operationnelle à la caserne de gendarmerie Martin David
Exercices dans le cadre de la preparation militaire pour les eleves de la reserve operationnelle à la caserne de gendarmerie Martin David © Maxppp / Pascal Proust

Au lendemain de l'attentat de Nice, François Hollande lance un appel à rejoindre la réserve opérationnelle. Objectif : passer de 51 000 à 63 000 réservistes d’ici 2019, pour soulager les militaires très sollicités depuis un an et demi. Un appel entendu par les Français

Les inscriptions pour intégrer la réserve opérationnelle ont explosé. La gendarmerie a même dû organiser en urgence un stage de formation exceptionnel au mois d'août au camp militaire de Beynes, dans les Yvelines. En ce moment-même, 200 réservistes y sont formés, 200 qui s'ajoutent aux 250 du mois de juillet. Parmi eux, beaucoup de jeunes - même si l'on peut désormais s'engager jusqu'à 40 ans.

La PMG, la Préparation Militaire Gendarmerie, c'est la formation qui permet d'obtenir le brevet de réserviste. En 15 jours seulement, le civil doit se transformer en militaire. Il sera appelé à servir comme un gendarme de métier, environ 30 jours par an, tout en continuant, parallèlement, à exercer son métier ou à faire ses études.

Les deux semaines au camp militaire sont denses et éprouvantes. Entraînements, cours, des journées à rallonge sous un soleil de plomb, qui en font craquer certains : plus d'un réserviste sur 10 n'ira pas jusqu'au bout du stage. Un stage intense, certes, mais assez gratifiant, et c’est ce qui les aide à tenir. L'envie de servir leur pays, aussi, et puis la sensation d'appartenir à un groupe, à un corps soudé.

Mais derrière cet idéal d'engagement, de disponibilité, la réserve opérationnelle se heurte à la réalité économique. Cette réserve opérationnelle pourrait servir de base à la fameuse "garde nationale", évoquée par François Hollande après les attentats de novembre, mais pour le moment, ses contours restent encore très flous.

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