Demain soir, agapes dans les foyers pour le réveillon de Noël. Beaucoup de familles se retrouveront autour de la table. Et des bénévoles passeront leur réveillon auprès d’une personne seule. Rencontre avec 2 jeunes bénévoles aux parcours différents qui, demain, donneront de leur temps à une dame qui regrette d’en avoir trop. Fanny et Thomas sont membres de l’association « Les P’tits frères des pauvres », qui lutte contre l’isolement et la pauvreté des personnes âgées. Ils ne se connaissent pas et seront donc demain chez Pola, dans le 12ème arrondissement parisien (interview de Corine). Corine, c’est Corine Peyramaure. Elle gère l’antenne de Paris Est des « P’tits frères des pauvres ». Corine est inquiète pour Pola, P’tite dame âgée qui vit seule et doit recevoir demain soir Fanny et Thomas (interview de Thomas). Jeune homme au crâne rasé, Thomas aime la moto, grosses cylindrées. Corine dit l’avoir connu maigrichon, presque anorexique. Ce vendredi, il semble en forme. Thomas est gendarme, il vit en Seine-et-Marne. Père informaticien, mère infirmière. Fanny, elle, a 24 ans. Elle habite Pigalle à Paris. Appartement en collocation. Décoration hétéroclite. Elle travaille pour une émission de radio sur RFI (interview). La consigne, pour ce reportage, était de trouver des personnes qui « sacrifiaient » leur réveillon de Noël. Et dans le langage courant, un sacrifice, c’est plutôt une action que l’on fait de manière plus ou moins forcée (interviews). Le message de Corine était inquiétant en ce début de reportage. Mais Thomas a pris les devants. Il a téléphoné à Pola, s’est enquit de sa santé. Fausse alerte, p’tit coup de déprime. Thomas ne lui a pas vraiment laissé le choix. Il a la blague facile et l’a convaincue de les recevoir malgré tout. Un peu comme un copain que l’on force à sortir. Car Thomas parle de ses amis "papys" et "mamys" comme de ses potes. Il « traîne » dit-il avec eux (interview). Une façon de voir les choses qui remonte à sa naissance, il y a 23 ans, à Tegucigalpa - des conditions qui ont influencé la suite assure-t-il (interview). Sapeur pompiers à 12 ans, la Croix rouge ensuite. Il apporte également son soutien aujourd’hui à l’Association des « Paralysés de France. » Fanny, elle, a grandi au milieu des oliviers (son père en tire de l’huile), dans la région d’Arles. Sa famille non croyante respecte la tradition de Noël : Santons dans la crèche, l’Assiette du pauvre dressée, les 13 desserts servis. Mais cette année, la veillée ne se fera pas (interview). Elle a hâte mais confiera qu’elle a peur Fanny. Un peu comme pour un premier rendez-vous galant. Alors pour la rassurer, Thomas lui a fait part de son idée. Une idée copiée sur l’émission de M6 : Un dîner presque parfait (interview). Deux parcours, celui de Thomas et Corine, qui se croiseront donc demain soir au pied du sapin. Un reportage de Thibaut Cavaillès.

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