Après 3 jours de débats et de forums, le 89-ème salon des maires et des collectivités locales se termine ce soir à Paris. Ce matin, les élus débuteront leurs travaux par une conférence sur la reconversion d'anciens sites publics et notamment les emprises militaires. Car depuis 16 ans, depuis la chute du mur de Berlin et la professionnalisation des armées, le ministère de la défense a vendu près de 1.800 sites pour 720 millions d'euros. Et ce n'est pas fini. Il reste en effet des centaines de lieux à céder et pas des moindres. Dans les années à venir par exemple, l'armée de l'air va devoir se séparer de quelques unes de ses bases. Un cauchemar pour de nombreux élus locaux qui voient partir des centaines d'emplois. Et pourtant, cela peut bien se passer. Car pour vendre ce patrimoine devenu inutile aux armées, le ministère de la défense a créé la mission pour la réalisation des actifs immobiliers dont Jacques Brucher est le responsable (interview). Le ministère de la défense ne fait pas que vendre. Il se préoccupe de l'avenir. Pour vendre les sites les moins attractifs, il faut bien trouver des partenaires. C'est le cas par exemple à Nice. Quand le ministère de la défense a voulu se séparer de la batterie côtière du Mont Boron, surplombant Nice, personne ne s'est vraiment montré interessé. Alors il a contacté le célèbre architecte Jean Nouvel, qui a proposé d'y créer une école et une fondation. La Mairie de Nice a accepté et a acheté le fortin 800.000 €. La vente a été signée lundi dernier en présence de Jean Nouvel, qui a expliqué ses motivations à Isabelle Rolland de France Bleu Azur (interview). Les restructurations de l'industrie de défense ont aussi provoqué la fermeture de nombreuses usines. Là encore, le ministère de la défense est intervenu, en collaboration avec le délégué interministériel aux restructurations de défense. Philippe Metzguerre, chargé de mission auprès de ce délégué nous donne l'exemple du site de Giat industrie à Salbris en Sologne fermée dans les années 90 (interview). L'année prochaine, le site devrait employer 800 personnes, soit quasiment autant que l'usine Giat lors de sa fermeture. On pourrait citer de nombreux autres exemples de ce genre - des exemples recensés dans un petit guide que vient d'éditer le ministère de la défense. Christophe Lasnier de la société Sofred, consultant spécialisé dans la reconversion de sites industriels, en est l'un des auteurs (interview). Et voilà comment des casernes se sont transfomées en logements sociaux ou en école du cirque. Un dossier de Stéphane Fort, spécialiste des questions de défense à France Inter.

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.