Des Syriens sur l'île de Lesbos
Des Syriens sur l'île de Lesbos © MaxPPP

En Grèce, les autorités déplorent le manque de moyens pour détecter des jihadistes qui tenteraient de s'infiltrer parmi les réfugiés. Sur l’île de Lesbos, le premier lieu de contrôle a été ouvert.

Sur cette île Grecque, où un centre de contrôle a été installé pour renforcer les frontières extérieures de l’Union Européenne, rien n’a vraiment changé. Ici, les jours passent et se ressemblent. Depuis des mois, ce paradis touristique croule sous le poids des réfugiés, dans le camp de Moria les migrants font la queue dans le calme. Luna est une bénévole chargée d’accueillir et d’informer les réfugiés à peine débarqués.

Les traits tirés et les vêtements encore mouillés, Rajaa vient à peine d’arriver. Elle a 21 ans et voyage avec son frère Anouar. Tous deux ont fui la guerre en Syrie mais les passeurs leur ont pris leurs passeports avant la traversée.

Mais une heure à peine après être entrée dans le camp de Moria où ses empreintes ont été prélevées, Rajaa sort avec un grand sourire et à la main le laissez-passer qui va lui permettre de voyager en direction de l’Europe du nord

Malgré les moyens envoyés par Bruxelles notamment des scanners d’empreintes digitales, l’île de Lesbos ne parvient donc pas à faire face. Comme l’admet ce policier grec, sous couvert d’anonymat. Détecter les jihadistes parmi les réfugiés serait donc une mission quasi impossible, pour cela il faudrait que les données des terroristes soient déjà dans la base des services Grecs.

Par conséquent on assiste à Lesbos comme ailleurs à l’enregistrement accéléré des formalités pour désengorger l’île, William est membre d’une ONG qui vient en aide aux réfugiés

Première conséquence des attentats de Paris sur la crise migratoire, trois pays des Balkans, la Slovénie, la Croatie et la Serbie ont décidé de filtrer les réfugiés, seuls les irakiens, les syriens et les afghans peuvent désormais traverser leurs territoires, les autres comme les Pakistanais et les marocains sont bloqués à la frontière qui sépare la Grèce de la Macédoine.

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