Les 150 réfugiés se sont envolés pour la France dans cet avion
Les 150 réfugiés se sont envolés pour la France dans cet avion © Béatrice Dugué

C'est un voyage au bout de la nuit kurde irakienne. Il y a trois jours, un avion aux couleurs de la République française s'est envolé vers Erbil pour livrer dix tonnes de fret humanitaire. Et il est surtout allé chercher 150 réfugiés irakiens. Des chrétiens d'Orient pour la plupart, qui ont fui les villes de Qaraqosh et de Mossoul, il y a quelques semaines, sous la pression des djihadistes de l'organisation État islamique.

Au milieu de la nuit, l'aéroport d'Erbil est quasi désert. Les 150 réfugiés attendent dans une salle d'embarquement : une vieille dame dans un fauteuil roulant, un nourrisson qui dort comme un ange, sur un siège, des enfants insouciants qui jouent... Et puis des adultes manifestement partagés entre l'angoisse du déracinement et l'euphorie d'un nouveau départ.

Pas de capharnaüm dans cette aérogare : les familles ont eu si peu de temps, quand les djihadistes sont entrés dans Qaraqosh, qu'elles ont emporté le strict minimum. Toutes décrivent la même détresse dans la fuite.

L'attente dans l'aérogare d'Erbil, dans le nord de l'Irak
L'attente dans l'aérogare d'Erbil, dans le nord de l'Irak © Béatrice Dugué

Leur candidature a été retenue parmi de milliers de demandes. Ces réfugiés ont atterri à Roissy samedi matin, accueillis par Laurent Fabius à la descente de l'avion. Ils devraient obenir l'asile politique dans les mois qui viennent. Samy, le seul qui n'a pas de famille en France, est hébergé au centre de transit de Créteil pour quelque temps, avec sa femme et sa petite fille de quatre mois. Tous les autres réfugiés sont accueillis dans leurs familles, en région parisienne, à Mulhouse, à Tours, ou encore à Lyon.

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.