20 ans après la catastrophe, Tchernobyl est toujours le symbole de la plus grande catastrophe du nucléaire civil. Nathalie Fontrel, spécialiste des questions d'environnement à France Inter, revient de la zone interdite. Tchernobyl c'est d'abord une ville qui a donné son nom à la centrale. Ville située dans une zone vidée de ses habitants dans un rayon de 30 kilomètres autour du réacteur accidenté. Larissa est interprète pour les scientifiques français. Interview Larissa. Le sarcophage, bâti en 6 mois pour confiner le réacteur accidenté, fuit. Pour commémorer le 10ème anniversaire de la catastrophe, on l'avait repeint en noir. Rien de tel aujourd'hui. Il ne cache plus ses failles. Jean-Bernard Cherrié travaille à L'IRSN, l'institut de Protection et de sureté nucléaire. Interview Jean-Bernard Cherrié. Mais les Ukrainiens voudraient plus. Ils voudraient que l'on vide le sarcophage et le millier de fosses éparpillées dans la zone interdite, creusées à même le sol pour y enfouir des arbres, les gravas des maisons abattues, des morceaux de graphites et de déchets hautement radioactifs. La radioactivité est bien présente ici mais elle contamine aussi des zones rurales et habitées en Ukraine en Biélorussie et en Russie. 125 000 km2 au total. Dans ces zones, les gens mangent des produits radioactifs, contaminés au césium 137. Les adultes comme les enfants. C'est ce qu'explique Jean-René Jourdain, pharmacien biologiste à L'IRSN. Interview Jean-René Jourdain. Les plus éduqués et les plus riches apprennent à compter les béquerels comme d'autres ici chez nous comptent les calories. Si le produit est trop contaminé, ils vont acheter de la nourriture saine au magasin. Mais les plus nombreux mangent les légumes de leur potager et boivent le lait de brebis et de vache. C'est le cas de Vacia et Nina rencontrés à Gordéjevka en Interview de Vacia et Nina. A l'hopital de Bryansk, médecins russes et les français de l'IRSN ont lancé une étude épidémiologique sur 49 enfants pour comprendre : ces gosses développent des pathologies étranges pour leur âge, cataractes, arythmie cardiaque, anémie, maladies respiratoires à répétition. Ils vont tenter de répondre à la question : sont ils malades à cause de Tchernobyl ? Un dossier de Nathalie Fontrel, spécialiste des questions d'environnement à France Inter.

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