A Schaerbeek, la détresse des musulmans de Belgique
A Schaerbeek, la détresse des musulmans de Belgique © Sierakowski/Isopix/SIPA

Najim Laachraoui, l’un des kamikazes qui s’est fait exploser à l’aéroport de Bruxelles, était originaire de la commune de Schaerbeek dans le nord de la capitale belge. C’est ici que les auteurs présumés des attentats avaient trouvé refuge avant de passer à l’acte. A Schaerbeek, plus d’un tiers de la population est musulmane.Yann Gallic est allé à la rencontre de cette communauté aujourd’hui traumatisée.

Depuis les attentats, les rues de Schaerbeek connaissent une agitation inhabituelle. Entre les perquisitions de police et la présence des journalistes du monde entier, rassemblés devant l’immeuble qui a servi de planque aux terroristes présumés. Dans ce quartier populaire, la plupart des habitants sont d’origine marocaine et vivent ici depuis deux ou trois générations. Comme Malika. Elle n’aurait jamais imaginé que des djihadistes puissent se cacher juste en face de chez elle. Malika

La surprise et l’incompréhension car cette commune semblait jusqu’à présent relativement épargnée par la montée du radicalisme religieux.

Ici, les musulmans pratiquent un Islam plutôt modéré. Même si quelques jeunes de la commune sont partis faire le djihad en Syrie. Endoctrinés par des recruteurs venus de l’extérieur. Bernard Clerfayt est le maire de Schaerbeek

Une minorité qui peut toutefois passer à l’acte. Et ternir l’image de la communauté musulmane qui redoute les amalgames. La ville compte 11 mosquées officielles. Des mosquées reconnues par les autorités qui tentent de lutter contre le radicalisme.

Yann Gallic s’est rendu mercredi soir dans la plus ancienne mosquée de Schaerbeek qui accueille près de 500 fidèles. A l’heure de la prière le responsable de la mosquée rend hommage aux victimes des attentats

Après la prière, certains fidèles ne cachent pas leur malaise. Désemparé, les larmes aux yeux. A l’image de Mohamed. Avec leurs bombes, dit-il, ces terroristes ont aussi attaqué notre religion. Mohamed

Ici, on essaie de lutter comme on peut face à la tentation djihadiste. Hassan Beqqada est l’un des responsables de la mosquée

Mais les jeunes les plus radicalisés échappent souvent aux mosquées, explique Hassan Beqqada. Pour eux, dit-il, nous ne pouvons rien faire. Hassan Beqqada

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