Nous allons aujourd’hui à Bethléem et à Jérusalem où cette année encore on a célébré Noël dans la tristesse et la morosité. Les territoires palestiniens connaissent une situation économique catastrophique et Bethlée, ville de naissance du Christ pour les Chrétiens, est frappée par le chômage et la misère. 70% des habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté. Une situation aggravée par les affrontements meurtriers entre palestiniens. Les cloches, l’orgue, il est minuit à Bethléem. Pour les chrétiens, l’enfant Jésus vient de naître. Dans l’église Sainte-Catherine, à côté de la Basilique de la Nativité, les nombreux fidèles présents aux côtés de Mahmoud Abbas, le Président Palestinien, et de ses nombreux gardes du corps, chantent l’hymne de Gloire à Dieu. Gloria, In Excélsis Déo. Les pèlerins, plusieurs milliers hier soir, ont fait de leur mieux pour dissiper la morosité ambiante, mais Noël 2006 est encore un Noël triste. Juliette et sa ville Fatène âgée de 16 ans sont chrétiennes et israéliennes. Elles n’ont pas pu aller à la messe de minuit Bethléem connaît aujourd’hui une situation économique alarmante selon le maire de la ville : 70% des habitants sont en dessous du seuil de pauvreté et à Bethléem, le chômage atteint 65%. Et même s’il y avait du monde hier soir, cela n’a duré que quelques heures. La plupart des commerces sont fermés et quand ils sont ouverts, il y a très peu de touristes pour acheter des souvenirs, notamment les crèches en bois d’olivier. Pour Victor Batarseh, le maire de Bethléem, il y a un responsable : le mur de séparation construit par Israël. Comment réagissent les touristes ou les pèlerins lorsqu’en venant de Jérusalem, ils doivent franchir le mur de séparation pour se rendre à Bethléem ? Le mur est imposant. C’est vrai qu’il surprend et parfois choque les visiteurs. Christian vient de la région parisienne et c’est la première fois qu’il se rend à Bethléem. C’est un Noël triste, célébré dans des circonstance difficiles, aggravées cette année par les graves affrontements entre Palestiniens la semaine dernière, notamment à Gaza. C’est d’ailleurs un point important de l’homélie hier soir de Monseigneur Michel Sabbah, le patriarche latin de Jérusalem, a condamné face à Mahmoud Abbas : les luttes fratricides."Les luttes fratricides entre Palestiniens sont un danger supplémentaire. Prendre position contre mon frère, c’est prendre position contre Dieu, créateur de mon frère et mon créateur. Retournez à la raison". Alors c’est vrai que cette année encore Noël est triste à Bethléem et dans les territoires palestiniens. Avec une petite lueur d’espoir, née après la rencontre avant-hier entre Mahmoud Abbas et Ehud Olmert, le Premier ministre israëlien. Christian, le touriste de la région parisienne, explique qu’ici comme il y a 2000 ans, il peut se passer des choses importantes. Un dossier de Frédéric Barreyre.

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