Dans un pays où "in god we trust" est inscrit sur les billets, la religion a toujours été liée avec la politique, et Donald Trump ne fait pas exception.

Les communautés religieuses ont une influence importante aux États-Unis
Les communautés religieuses ont une influence importante aux États-Unis © Radio France / Philippe Randé

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, il chouchoute notamment les évangélistes qui ont voté en masse pour lui en Novembre dernier. Les évangélistes représentent plus du quart de l'électorat américain. Dernièrement, le 45e président des États-Unis a par exemple accordé une interview exclusive à Pat Robertson, un pasteur évangéliste de 87 ans, fondateur d’une chaîne de télévision chrétienne.

Autre anecdote : il y a quelques jours, il a invité des leaders évangélistes dans le bureau ovale. Une photo étonnante montre même ces leaders en train de prier les mains posées sur le dos du président des États-Unis.

La Cour suprême, clé du vote religieux pour Donald Trump

Aux Etats Unis, la Cour suprême a le pouvoir ultime de valider les réformes sociétales. Elle compte neuf juges nommés à vie, et Donald Trump a eu la "chance" de pouvoir changer l’équilibre de la cour en nommant Neil Gorsuch, un juge ultra-conservateur.

Une nomination d'un juge opposé à l'avortement , qui a comblé les "pro-life" très nombreux chez les évangélistes.

Retour sur une loi de 1954

Le 4 mai dernier, juste avant la journée internationale de la prière, Donald Trump a signé un décret revenant sur une loi datant de 1954. C'était une demande de son électorat le plus conservateur. Auparavant, si les églises étaient impliquées ou soutenaient un candidat à la Maison blanche, elles perdaient leurs exonérations d’impôts, ce qui voulait dire que ces églises ou ses pasteurs ne pouvaient plus survivre.

Donald Trump est revenu sur ça avec un décret, qu’il a signé à peine deux mois après son arrivée au pouvoir. Et il a organisé ce jour-là une grande cérémonie dans le Rose Garden de la Maison Blanche. Désormais, en d’autres termes, ceux qui veulent s’impliquer en politique peuvent le faire indépendamment de leur foi.

Donald Trump a aussi nommé Mike Pence, un évangéliste, anti mariage gay, à la vice-présidence. Une autre preuve que même si le 45e président des États-Unis, new-yorkais, marié trois fois, ne parait pas particulièrement proche de la religion, il chouchoute cette base électorale qui lui reste fidèle alors que ses sondages de popularité sont au plus bas et que l'affaire russe empoisonne ses six premiers mois de présidence.

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