C'est aujourd'hui la Journée Internationale des Enfants disparus. Une initiative née aux Etats-Unis en 1983 et à laquelle s'est associée la France il y a 3 ans. L'objectif est double : adresser un message d'espoir aux parents d'enfants disparus mais aussi sensibiliser le public à la problématique des disparitions de mineurs. Un phénomène finalement assez mal connu par le plus grand nombre. Sur 41 107 cas d'enfants disparus en 2005, plus de 40 000 concernent des fugueurs, selon le ministère de l'interieur. C'est énorme. C'est pour cela que les associations se mobilisent aujourd'hui. Les fugues, on n’en parle pas assez et pourtant elles se banalisent. Arnault Gruselle est le directeur de la Fondation pour l'enfance (interview). Parmi les raisons pour lesquelles on fugue : Un foyer dans lequel on se sent pas bien, des résultats scolaires qu'on n'ose pas montrer au parents, une dispute familiale, une grossesse que l'on veut cacher, bien souvent les histoires d'amour. "Et alors là justement Attention à internet !", prévient Vanessa de Broucker, porte parole de SOS Enfants Disparus. Les parents doivent savoir que la toile est à l'origine de 6% des dossiers de fugues (interview de Vanessa de Broucker). Sur les 38 à 40 000 fugues recensées en France chaque année, 30% d'entre elles excèdent un mois. Et sont donc considérées comme très inquiétantes. Autres disparitions inquiétantes, les enlèvements d'enfants. Ce 25 mai est aussi l'occasion d’y penser. SOS Enfants Disparus se félicite d'avoir obtenu en France depuis février 2006 la possibilité de déclencher le plan « alerte enlèvement » - le dispositif qui consiste à lancer dans les médias, les gares et sur les autoroutes une alerte massive pour retrouver l'enfant ou son ravisseur présumé. Mais il reste mal compris. On l'a vu encore dans l'affaire Madison dans les Bouches-du-Rhône, certaines voix se sont élévées pour critiquer le fait qu'il n'ait pas été déclenché. La réponse du commissaire Adeline Champagnat, chef de l'office central chargé des disparitions inquiétantes (interview). Certains pensent qu'on peut faire évoluer l'enquête en jouant peut être sur la psychologie du ravisseur. Le dr Roland Couteanceau est psychiatre spécialisé dans la prise en charge des pédophiles. Selon lui, outre les parents, les autorités devraient s'adresser plus souvent et plus directement à l'agresseur (interview). Enfin que fait-on pour les enfants dont on a plus de nouvelle depuis des années ? L'APEV, c'est l'Association de Parents d'Enfants Victimes, pose la question. L'APEV qui souhaiterait des appels à témoin réguliers à la télévision concernant les enfants diparus jamais retrouvés (interview). Pour ces enfants, pour leur parents, des lancés de ballons sont prévus dans toute la France avec la diffusion du numéro d'appel de SOS Enfants Disparus : 0 810 012 014 . Un dossier de Sandrine Oudin.

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.