Le Sidaction commence donc demain. On compte encore 7 000 nouvelles contaminations par an en France, un pays où l'on ne manque pourtant pas de moyens. Un chiffre qui rappelle aussi la nécessité d’une meilleure prévention. Une récente étude, réalisée à Paris, à l'aide de tests rapides auprès des clients d'établissements fréquentés par les gays, dits de convivialité, révélait que plus de 17% étaient porteurs du VIH. Dans le Marais, quartier le plus fréquenté par les gays à Paris, le bar c'est le lieu de rencontre, première étape. Roberto Labuthie, du syndicat des entreprises gay, fait un réel travail de prévention (interview). Quel est ce traitement « d'urgence », c'est le traitement post exposition, encore peu connu en population générale, mais apparemment assez utilisé chez les gays : dans les heures qui suivent une prise de risque, un rapport non protégé, l'hopital délivre un traitement antiviral à prendre pendant 4 semaines qui en gros bloque le développement de l'infection. Et dans le milieu gay, ce sont les jeunes qui sont mis en accusation. Franck travaille dans un bar (interview). Autre lieu : c'est là que se concluent les rencontres , des lieux de consommation de sexe, équipés pour, avec cabine (interview). Alors des moyens de prévention, il y en a, incontestablement... Est-ce que, en matière de sexualité, ça sufffit ? Roberto Labuthie (interview). Avant de débuter sa soirée, Adrien… lui aussi se pose des questions (interview). A l'entrée d'un de ces lieux, une affiche encadrée : chaque nuit, à Paris, plus d'une vingtaine d'homos contractent une infection sexuelle. Cette nuit, Adrien n'en fera pas partie. _____Un reportage de Danielle Messager.

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