Par Nathalie Fontrel Zoom sur une disparition : où est passé le pétrole qui a fuit jusqu'à mi juillet ? 780 000 tonnes de brut se sont échappés du puit. D'abord un constat : les côtes ont été relativement épargnées. C'était la priorité des autorités américaines : empêcher le pétrole de s'échouer dans les mangroves -des milieux impossibles à nettoyer- ou sur le sable. Les deux entreprises françaises qui ont envoyé des barges de dépollution sur place ont finallement peu travaillé. Les barges vont rentrer en France. Les Américains ont employé les grands moyens pour nettoyer les plages. Jean Pierre Vanbaelinghem, Directeur général de l'entreprise Le Floch dépollution. Le puit a laissé échapper plus de trois fois la quantité de pétrole de l'Amoco Cadiz échoué sur les côtes bretonnes en 1978. La chance, c'est que tout s'est passé au large et que c'était du pétrole brut d'après Christophe Rousseau porte parole du CEDRE, le Centre de documentation de recherche et d'expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux. Comment ces micro goutelettes peuvent-elles agir sur l'environnement marin ? Le risque est bien réel d'après Gilles Bocquéné, écotoxicologue à l'IFREMER. Les Américains ont prélevé des échantillons tout au long de la catastrophe pour surveiller l'impact du pétrole sur le milieu. Les premiers résultats devraient être disponibles en mars prochain. Ce pétrole peut-il dériver jusqu'à nos côtes ? Non, répondent les scientifiques fort d'une expérience : des bouées larguées au large de la Floride ont mis deux ans et demi à atteindre nos côtes. Le pétrole devrait avoir largement le temps de se dégrader.

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