Nouvelle étape d'Allons en France dans les ports du Guilvinec et du Loctudy, dans le Finistère, où Emmanuel Macron est arrivé en tête et Marine Le Pen quatrième.

Sur le port du guilvinec, les côtiers partent aux aurores et vendent leur pêche le soir, les hauturiers prennent la mer notamment britannique pour une à deux semaines
Sur le port du guilvinec, les côtiers partent aux aurores et vendent leur pêche le soir, les hauturiers prennent la mer notamment britannique pour une à deux semaines © Radio France / Mathilde Dehimi

Dans les ports du Guilvinec et du Loctudy (Finistère), Allons en France part à la rencontre du monde de la pêche, des marins-pêcheurs, des armateurs, des mareyeurs qui se sentent un peu oubliés des programmes politiques. Heureusement, disent-ils, en ce moment, le marché de la langoustine notamment se porte plutôt bien et le tarif du gasoil a baissé.

Même si plus personne ne se plaint du principe des quotas européens de pêche, par espèce de poisson et par pays, ils disent souffrir des réglementations européennes, selon eux lourdes et contre-productives.

Au vivier de Loctudy, le mardi est le jour le plus chargé car il faut exporter tous les crustacés vers les autres pays européens notamment l’Espagne et l’Italie.
Au vivier de Loctudy, le mardi est le jour le plus chargé car il faut exporter tous les crustacés vers les autres pays européens notamment l’Espagne et l’Italie. © Radio France / Mathilde Dehimi

Mais les pêcheurs se disent aussi européens, du moins dans leur travail : une grande partie d'entre eux, ceux qui partent une à deux semaines en mer, pêchent dans la zone européenne économique, au-delà des eaux territoriales françaises. Ils observent avec appréhension les conséquences à venir du Brexit, qui conduira à sortir des la zone européenne les eaux britanniques, et donc à renégocier des accords d'accès aux zones de pêche et aux marchés.

Il faudra aussi revoir le système des quotas entre européens. Selon le comité national des pêches, la France est dépendante à 30% des eaux britanniques, voire 50% pour les pêcheurs bretons. Ainsi, les pêcheurs sont pour la plupart hostiles à la proposition de Marine le Pen de sortir de l'Union européenne et soulignent qu'il n'y aura pas assez de place pour tous les bateaux français, s'ils doivent tous pêcher dans les eaux françaises.

Le port du Guilvinec est le premier port de pêche artisanal de France, avec 92 navires et une flotte vieillissante.

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