Aujourd’hui, nous évoquons un ouvrage inquiétant que les universités françaises, certains lycées et des centres de recherche français ont reçu le mois dernier : un énorme atlas de plusieurs centaines de pages, rempli de milliers de photos. C’est « L’Atlas de la création », écrit par le Turc musulman Harun Yayah. Cet ouvrage est une longue démonstration créationniste. Il nous explique que les théories de Darwin sur l'évolution sont une imposture et que seule la main de Dieu est responsable de ce que nous sommes. Voila ! Alors on ne découvre pas le créationnisme, cette idée qu'il n'y a pas eu évolution, mais création existe, en gros, depuis Darwin. On sait qu'elle est très en pointe chez les fondamentalistes protestants américains. Mais là, on est face à véritable offensive des musulmans créationnistes jamais vue avant. Harun Yayah, l'auteur, est connu pour ce type de croyances. Probablement que derrière, il y a moins la volonté de convaincre que de la volonté de montrer une puissance financière énorme. Imaginez ce que ça représente que d'envoyer ici des centaines d'ouvrages. Et puis il y a le fond, quand même. L'éducation nationale a demandé à un biologiste, en l'occurence Hervé le Guyader qui travaille entre autre à Jussieu de lire le livre. Et il a jugé l'ouvrage parfois très incidieux. Alors, des questions de ce type existent vraiment en cours de science ? Des vraies remises en cause de la théorie de l'évolution ? Frédéric Lenoir, spécialiste des religions et patron du Monde des religions, va nous aider à répondre en partie à cette question. Les créationnistes du monde, ils se parlent. L'ouvrage de Harun Yahya est d'ailleurs bourré de référérences américaines et de liens vers des sites américains. Est ce qu'il faut répondre à ce livre ? A qui ? ou faut-il le brûler ? A qui ? Vers qui ? Les scientifiques se posent la questions, figurez-vous. Guillaume Lecointre, qui est biologiste et aussi formateur de formateurs, estime que, pour être subtil, il faut se tourner vers les enseignants. Un dossier signé Fabienne Sintès.

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