Au moment où la naissance du 2ème groupe bancaire français, avec la fusion Caisse d’Epargne/Banque populaire, devrait être officialisée ; les banques doivent faire face à un phénomène en recrudescence : la dégradation des relations avec leurs clients. Et un terme revient sans cesse : incivilité. Les incivilités montent en puissance selon syndicats, directions et bien sûr salariés, les premiers exposés, comme Arnaud. Il a été conseiller, agent d'accueil, il a aussi changé d'agence plusieurs fois. Il témoigne (interview). Ce ras-le-bol n'est pas tout à fait nouveau. Un accord pour prévenir ce genre d'incivilités a même été signé en 2006 par les syndicats et le patronnat des banques qui se réuniront une nouvelle fois dans les jours qui viennent pour refaire le point sur cet accord. Mais dernièrement, la crise a précipité le malaise. La crise et le meurtre d'une employée de banque à Paris, il y a un mois, poignardée par un client qui a ensuite été interné dans un hôpital psychiatrique. Sans faire d'amalgame, c'est quelques fois la haine qui anime certains clients. Serge Maître, le secrétaire général de l'Association Française des Usagers des Banques, estime que la relation client/banquier a mal évolué (interview). Un climat qui révèle sans doute un mal plus profond. Les Français n'auraient plus confiance en leurs banquiers. Cette relation de confiance, qui est la base du métier, pourtant, semble durablement affectée. Selon Denis Boutin, délégué syndical national CFDT/Banques Populaires, il y a une raison à cela (interview). Vendeur et non plus conseiller ? C'est faux estime la Fédération Bancaire Française qui ne s'exprime pas beaucoup d'habitude. Sa directrice générale, Ariane Obolensky, réfute cette thèse du banquier prédateur (interview). Un métier qui aujourd'hui concentre les critiques, mais un métier qui recrute beaucoup. 30 à 40.000 personnes par an. Même cette année, en pleine crise, la Fédération Bancaire Française table sur 30.000 recrutements ! C'était un reportage de Bruce de Galzain.

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