Plus de 28 500 visiteurs (28619 très exactement) en 3 jours. Le musée du Quai Branly a fait le plein pour les premiers jours d'ouverture au public. Sous le soleil ou sous la pluie, les visiteurs n'ont pas été découragés par les 2 heures d'attente en moyenne. Après avoir découvert le plateau des expositions, où 3500 objets sont présentés, ils ont pu déambuler dans le jardin. A la sortie, satisfaction quasi unanime. Pour dresser le bilan de ces 3 "premiers" jours, Sophie Bécherel a passé votre son week-end au quai Branly. (Son) Cette jeune visiteuse d'origine vietnamienne était tellement emballée de sa visite hier qu'elle se promettait de revenir dès cette semaine avec ses carnets de dessins. Le mur végétal, le jardin, l'architecture, elle a tout aimé et beaucoup étaient comme elle. Toutes ces langues différentes, toutes ces couleurs de peau. Rarement on aura vu un tel métissage dans un musée, y compris générationnel et social. On vient découvrir la culture de l'autre et puis finalement, c'est la sienne que l'on croise. Ecoutez papa Erik venu, avec sa petite fille (son). Quelques critiques tout de même. Pour certains visiteurs, il n'y a pas assez de lumière et d'explications. La responsable de programmation, Hélène Dano Vaneyre s'est beaucoup promenée incognito pendant 3 jours pour écouter les visiteurs. Elle fait le bilan des modifications à apporter (son). Et puis, alors que seules 1 % des pièces du musée sont exposées, certains trouvent que les oeuvres se télescopent un peu. En l'absence de salle dédiée à chaque continent, c'est presque difficile à supporter pour Souleymane Diamanka, slameur d'origine peule (son). Et les responsables du musée, quel bilan tirent-ils de ce premier contact entre le public et les œuvres ? Pas trop surpris par l'affluence parce qu'on parle depuis longtemps de ce musée et que l'architecture de Jean Nouvel suscite en elle-même la curiosité. Tout de même, la librairie qui se veut une référence avec 7000 ouvrages a réalisé un chiffre d'affaire record. On visite et on achète des ouvrages sur les arts premiers, sur ces cultures. Preuve que la relation qui démarre entre ce lieu et le public s'annonce durable selon Stéphane Martin, le président du quai branly (son). Il faudra en effet revenir car le jardin et les collections, ce n'est qu'une partie du musée. Dès la rentrée, commenceront les programmes de recherche, les conférences de l'université populaire, une nouvelle exposition temporaire dans la galerie jardin et toute la programmation théatrale, dansée et musicale. Le musée vivant en somme, tel que les derniers visiteurs de samedi ont pu le connaitre. Alors que France Culture terminait 12 heures d'émission en direct, Zao et ses musiciens du Congo brazaville sont venus réveiller les masques à minuit (extrait). Un dossier de Sophie Bécherel.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.