Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer lancera le dispositif « devoirs faits » à la rentrée prochaine.

Depuis 2007, l'association ZUPdeCO aide les élèves des quartiers populaires à faire leurs devoirs avant de rentrer chez eux.
Depuis 2007, l'association ZUPdeCO aide les élèves des quartiers populaires à faire leurs devoirs avant de rentrer chez eux. © ZUPdeCO

C'est la mise en œuvre d'une proposition du candidat Macron pour accompagner les devoirs, notamment au collège, où les “études dirigées” seront rétablies – elles avaient été abandonnées en 2015, hors zones prioritaires – grâce à des bénévoles. L'objectif est de réduire les inégalités entre les enfants qui peuvent avoir de l'aide, et ceux qui n'en ont pas. Mais il reste encore beaucoup de questions en suspens...

Exemple au collège Colette Besson dans le 20ème arrondissement de Paris, où le dispositif existe déjà. L'association Zup de Co organise des séances de tutorat pour les élèves, encadrés par une étudiante. Dans ce collège, un élève sur six est volontaire pour trois séances par semaine en général. Les étudiants qui participent au dispositif sont bénévoles et en lien permanent avec les professeurs.

Une ambiance plus studieuse qu'à la maison

Pour étendre le dispositif, le ministre veut faire appel à des professeurs et des assistants d'éducation volontaires mais surtout à des jeunes en service civique (pour que ça coûte moins cher). Il faut toutefois que ces intervenants ne soient pas trop éloignés de la classe.

Autre question : le dispositif doit-il être obligatoire ou non pour les élèves ? Et combien d'heures ? Le ministre parle d'études dirigées de 16h à 18h, des heures où certains enfants ont des activités. Il faut aussi penser au ramassage scolaire dans certaines zones rurales. Enfin, deux heures peuvent paraître longues après une journée de cours déjà bien remplie. En général, les élèves sont demandeurs : ils estiment qu'une ambiance studieuse est souvent préférable à l'ambiance de la maison.

Le dispositifs "Devoirs faits" sera mis en place dans "un maximum de collèges", promet le ministre. Mais peut-être pas dès la rentrée de septembre : il sera en effet difficile de le déployer assez vite. Les principaux de collèges demandent aussi qu'il soit financé de façon durable.

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