Les Egyptiens se rendent aux urnes pendant trois jours pour donner un nouveau mandat au président Sissi. Un scrutin taillé sur mesure pour le "raïs" qui a lancé un programme de grands travaux dignes des Pharaons.

Il faut emprunter la route de Suez pour atteindre la future capitale administrative de l'Egypte
Il faut emprunter la route de Suez pour atteindre la future capitale administrative de l'Egypte © Radio France / Arthur Gerbault

Abdel Fattah al Sissi se veut un président bâtisseur. Il multiplie les chantiers aux quatre coins de l’Egypte : doublement du Canal de Suez, mise en route d’une méga centrale solaire à Assouan, création de 13 villes nouvelles. Mais son projet phare, c’est la construction d’une nouvelle capitale administrative pour désengorger Le Caire et ses 20 millions d’habitants.

Le projet avance vite, car l'armée a pris en charge les travaux et gère le chantier. De plus en plus, les militaires sont impliqués dans le BTP, le tourisme, les transports ou l'énergie. Pour le président Sissi, c'est un gage d'efficacité, selon le politologue Tewfic Aklimendos. 

L'influence de l'armée est aussi justifiée pour des raisons de lutte contre le terrorisme : dans l'esprit du président Sissi, le défi existentiel c'est la sécurité, la stabilité à tout prix, parce que l'Egypte est la cible d'attentats de la part des jihadistes de Daech. 

Mais le tout sécuritaire a aussi ses limites : les Egyptiens veulent la sécurité, mais ils souhaitent aussi, au-delà des slogans, des améliorations concrètes pour leur vie quotidienne. Surtout, ils aspirent à plus de sérénité. Même si l'issue de l'élection ne fait aucun doute, le président Sissi aura bien du mal à contenter les attentes des Egyptiens. 

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.