Vendredi, ce sera le dixième anniversaire de la mort de la princesse Diana. Ce jour-là, un service religieux organisé par ses fils, les princes William et Harry, aura lieu dans une église de Londres près de Buckingham Palace. La fontaine de Diana, au cœur de Hyde Park à Londres. Dix ans plus tard, c'est finalement le seul monument national qui honore la mémoire de la princesse de Galles. Cette grande fontaine circulaire en granit de Cornouaille à fait couler beaucoup d'encre. Pour les admirateurs de Diana, comme Stefanie, la fontaine n'est tout simplement pas à la hauteur. Et si les monuments et les statues à la gloire de Diana n'ont pas fleuri aux quatre coins du royaume, comme on aurait pu le croire il y a dix ans. La «princesse du peuple» n'a pas pour autant été oubliée. C'est du moins ce qu'affirme Patricia, venue à la fontaine de Diana pour marquer le dixième anniversaire de la mort de la princesse. Les médias britanniques, eux, n'ont certainement pas oublié Diana. Les circonstances de sa mort continuent de faire tourner à plein régime les rotatives de la presse anglaise. Joey Jones, journaliste à la chaîne anglaise Sky News. Pourtant, devant les grilles de Kensington Palace, la résidence londonienne de Diana, aucun signe de cette marée de fleurs qui avait submergé les abords du Palais il y a dix ans. Et là, à cet endroit même où une foule éplorée avait élevé Diana au rang de sainte, on s'autorise aujourd'hui des jugements presque irrévérencieux. Roon, un habitant du quartier. C'est ici à Althorp, dans la magnifique propriété des Spencer, à 100 km au nord de Londres, que Diana a passé toute sa jeunesse. Sa dépouille y repose, sur un îlot, entouré d'un petit lac où barbotent des canards. L'endroit est d'une grande quiétude, sûrement pas le Dianaland que certains avaient redouté il y a dix ans. D'ailleurs, le nombre de visiteurs n'a cessé de baisser. A l'époque, il fallait réserver son ticket d'entrée à l'avance, aujourd'hui on ne fait même plus la queue. Mais pour les fidèles de Diana, venir à Althorp, c'est devenu une sorte de pèlerinage. Et ce n'est pas seulement la mémoire d'une princesse que les Britanniques vont honorer cette semaine. C'est aussi ce moment étrange, presqu'irréel, où ce peuple réputé flegmatique s'est retrouvé uni dans une même émotion. Le journaliste Joey Jones. Si la Diana-mania n'a plus la même intensité en GB, dix ans après, le mythe, lui, reste toujours bien vivant. Un reportage de Christian Roudaut

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