Un reportage signé Xavier Monferran, en direct des studios de France Bleu Loire Océan, à La-Roche-sur-Yon, en Vendée La Faute-sur-Mer, en Vendée, est une commune de 1000 habitants où Xynthia a fait 29 morts. Un peu plus d'un an après le passage de la tempête, le ton est monté, entre les habitants, après la récente mise en examen du maire, pour "homicide involontaire" et "mise en danger de la vie d'autrui". Aujourd'hui, la commune est divisée en deux camps. D'un côté, ceux qui tiennent le maire pour premier responsable. De l'autre, ceux qui soutiennent René Marratier et qui estiment qu'il ne doit pas être le seul à payer. Cela crée des tensions. Exemple avec Gisèle Arnaud. Elle se rend au cimetière de la Faute, sur la tombe de son père, mort la nuit de la tempête. Elle est prise à partie par un couple de retraités, qui lui crache dessus. Ils lui reprochent d'être contre le maire ; un choix qui lui a faire perdre, également, des amis. Gisèle a beau vivre aujourd'hui à l'écart, la Faute, c'est sa commune. Elle ne comprend pas ces réactions épidermiques et elle est ecoeurée. Interveiw de Gisèle Arnaud Ces reproches, ils sont écrits sur des murs : "pourris", pleurnichards", "honte", des grafitis qui visent l'AVIF, l'Association des victimes des inondations de la Faute. François Anil en fait partie. Le mur, devant chez lui, a été tagué il y a 15 jours, mais il n'est pas pressé de le nettoyer et joue l'indifférence.

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