La 13ème édition de ce concours aura lieu vendredi au mémorial de Caen. 14 équipes de lycéens venus de la France entière et des établissements français à l'étranger y participent. Chaque lycéen plaide devant deux jurys en exposant une situation d'atteinte aux droits de l'homme, en France ou dans le monde. Nous avons voulu savoir comment un élève choisit le thème de sa plaidoirie et si obtenir le premier prix influençait durablement l'engagement pour défendre les droits de l'homme. Nous avons rencontré Marine, elle a 17 ans. Elle répète sa plaidoirie (interview). Marine est scolarisée à l'INJA, l'Institut National des Jeunes Aveugles à Paris. Elle a perdu la vue il y a un an et demi. Elle plaide pour les albinos d'Afrique (interview). Autre sujet d'indignation : les sans-papiers. C'était la plaidoirie défendue par Lucie, lauréate il y a deux ans. Son prix a vraiment eu un impact (interview). Depuis, Lucie a créé l'association "Sciences Papiers" à Sciences po à Paris où elle est étudiante. Elle a donc conforté son engagement. Certains élèves travaillent cette plaidoirie avec leur prof ; d'autres préfèrent travailler seuls, ça dépend. Mais quoiqu'il en soit, les enseignants estiment que ce concours est un bon moyen pour être sensibilisé à la citoyenneté. Pour Marine, non voyante, l'enjeu est double comme l'explique Stéphanie Chanard, professeur de français à l'Institut National des Jeunes Aveugles (interview). Marine sait parfaitement où elle veut aller. Préparer cette plaidoirie a été un déclic (interview). Ce qui frappe chez Marine, c'est sa détermination. Même l'enseignante qui la cotoie depuis des mois est impressionnée (interview). Sur scène vendredi, tous les participants défendront les victimes et les exclus. Le gagnant partira 3 jours à New-York visiter le siège de l'ONU. _____ Un reportage d’Emmanuelle Daviet.

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