Son nom est plutôt barbare, mais cette nouvelle technologie créée à l'origine pour gérer le Bitcoin, la monnaie virtuelle, pourrait demain révolutionner nos achats...

Le blockchain est l'une des bases du bitcoin, la monnaie virtuelle
Le blockchain est l'une des bases du bitcoin, la monnaie virtuelle © Reuters / Benoit Tessier

Son fonctionnement est assez complexe à comprendre, pourtant la Blockchain est présentée comme la nouvelle grande révolution technologique. Ce système pourrait demain nous permettre de nous passer d'intermédiaire comme les banques, les notaires et même de plates formes comme Uber ou Airbnb...

Imaginez que vous souhaitiez louer votre appartement : vous pouvez passer par une plate forme comme AirbNb, mais cette dernière va prendre une commission. Ou répondre à une petite annonce sur un site comme Le Bon Coin, mais à vos risques et péril.  Demain, vous pourrez simplement rédiger un contrat et l'inscrire dans une base de données sécurisée, qui garantirait à la fois le paiement et l'usage de l'appartement. C'est le principe de la Blockchain : permettre à deux personnes ou deux entités de commercer, de s'échanger des informations de façon sécurisé et certifié et ce, sans passer par un tiers.

Le système financier et bancaire s'y intéresse

Premier à s' être emparé de la BlockChain, le monde des FinTechs (les start-ups de la finance), pour permettre par exemple des échanges d'actions ou du financement participatif. Mais plus les mois passent, plus les applications se multiplient. La ville de Paris envisage ainsi de créer une monnaie locale virtuelle, pour le moment surnommée le Parigot. L'Estonie expérimente actuellement l'enregistrement de certains actes notariaux. On parle aussi d’y certifier les diplômes, ou le cadastre...

Devant l'engouement, même les grosses entreprises s'y intéressent. Des expérimentations sont en cours chez BNP Paribas, AXA, la Caisse des dépôts ou encore la Banque de France.

La Blockchain pourrait aussi être l’occasion de rééquilibrer le rapport de force dans l’économie numérique, "uber" dominée par les géants américains. Mais avant qu'elle rentre dans nos vies, il va falloir régler certains problèmes techniques qui aujourd'hui la freinent. Notamment en matière de puissance de calcul nécessaire et donc de consommation d'énergie. Il faut aussi qu'elle soit reconnue légalement. Les députés français ont commencé à se pencher sur la question il y a quelques semaines.

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