La hausse continue du prix du pétrole pousse les agriculteurs à produire de plus en plus de biocarburants. En France aussi, les agriculteurs s’y mettent. Sont-ils coupables d’affamer la planète? Philippe Lefebvre a rencontré un agriculteur normand qui produit du colza et un industriel qui le transforme en diester. Les producteurs de biocarburants sont-ils coupables? Pour se faire une idée Philippe Lefebvre s'est rendu à grand couronne. Région pas vraiment agricole dans la banlieue de Rouen, pas de champs mais des raffineries de pétrole sur les bords de la Seine. Et au bout de l'unique avenue de cette zone industrielle. Cela sent moins l'essence mais plus le pop corn car on arrive prés de l'usine saipol ou l'on produit du diester et comme pour marquer la différence tout ici est peint en vert. Philippe Lefebvre a retrouvé Antoine Cocagne agriculteur prés de Dieppe. Il est aussi le président de Cap Seine la grosse coopérative agricole de haute Normandie pour qui le diester élaboré avec du colza est devenu un business important en raison justement de la demande en biocarburant. Et dans le colza rien ne se perd, car une fois la graine pressée broyée, on extraira de l'huile: 40% du volume et les 60 % restant et bien ce sont des déchets qui serviront à l'alimentation du bétail. Quand vous produisez un litre de diester vous produisez dans la foulée 1 kg et demi d'aliments pour animaux. La tentation pourrait être forte mais Antoine Cocagne se veut rassurant. Et puis il faut dire qu'ils ont de la marge les agriculteurs puisqu'avec la suppression de la jachère: il y a désormais 1 300 000 hectares ou l'on de produisait rien et ou l'on pourrait par exemple cultiver du colza pour les biocarburants.

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