L'université d'été du Medef s'est ouverte hier à l'école Polytechnique de Palaiseau, en région parisienne. "Voir en grand". C'était le slogan choisi cette année par Laurence Parisot, la présidente du Medef, qui s'est vue rattrapée par l'actualité du jour : l'annonce de la création d'une taxe d'1% sur les revenus du capital pour financer le Revenu de Solidarité Active, le futur RSA de Martin Hirsch. Encore une nouvelle taxe ! La réaction était quasi-unanime hier dans les allées de Polytechnique. Sans grand étonnement d'ailleurs. Didier Vuchot, qui préside un cabinet de conseil, était caustique mais prudent (interview). Certains de ses confrères se montrent plus offensifs. Le Président de la fédération des centres d'appel, par exemple, Eric Dadiau ne rate pas l'occasion d'argumenter quand un micro se présente à lui (interview). Les soucis fiscaux des entreprises ont un peu dominé les conversations hier, actualité oblige. Et le franc soleil n'a pas suffi à réchauffer l'ambiance. Laurence Parisot, elle même, est montée au créneau pour défendre ce point de vue patronal, lors d'un point presse non prévu en milieu d'après-midi. Il ne s'agissait plus alors de voir en grand mais plutôt d'entrer en résistance, tout en rappelant l'accord du Médef vis à vis du futur Revenu de Solidarité Active (interview). Cela dit, malgré cette actualité, les conférences débats organisés hier ont toutes fait le plein ou presque. Et, à la sortie, certains patrons spectateurs ne cachaient pas leur enthousiasme pour la qualité des débats et le niveau des intervenants. Loïc Bermani est Directeur Associé d'un cabinet de recrutement (interview). Voilà qui devrait faire plaisir à la présidente du Medef, que l'on voyait un peu au four et au moulin hier. A la fois patronne de l'organisation attentive à tous les détails, porte parole du patronat devant les micros mais aussi hôtesse d'accueil pour ses invités prestigieux, notamment les quelques membres du gouvernement venus participer aux débat (Christine Lagarde, Xavier Bertrand et Luc Chatel ont eu droit à un accueil chaleureux). Mais aussi, sans doute, à un bref rappel de la position du patronat français vis à vis des créations de nouvelles taxes. Nicolas Sarkozy appréciera. Un reportage de Régis Lachaud.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.