Bientôt 7 semaines que l’opposition manifeste à Bangkok pour réclamer des élections anticipées. Depuis le 12 mars, le gouvernement thaïlandais est retranché dans une caserne. Des incidents avec des militaires ont fait 26 morts et des centaines de blessés. Le malaise remonte au coup d’Etat de 2006 contre le Premier Ministre élu Thaksin Shinawatra. Reportage à la campagne, à 130 kms au nord de la capitale. Ce matin, le gouvernement thaïlandais a annoncé un nouveau plan de soutien aux prix du riz. Actuellement, un producteur touche 150 euros par tonne de riz. Un homme avait réussi à réduire l’écart entre la ville et la campagne, c’est Thaksin. Pourquoi ne reviendrait-il pas calmer le jeu ? Condamné depuis son éviction par les militaires pour corruption, il a été contraint à l’exil. La moitié de sa fortune a été confisquée. Avec toute sa famille, il a pris le large pour Londres, Dubaï. Le gouvernement voisin du Cambodge l’a nommé conseiller économique. Il serait maintenant réfugié dans une résidence au Montenegro. C’est depuis son repère qu’il envoie photos et messages à ses supporters qui ont pour consigne de ne pas trop le mettre en avant. Il intervient pour mettre fin aux rumeurs sur son cancer, dire qu’il se porte bien mais que ce qui se passe chez lui le dépasse, comme s’il n’ était candidat à rien. Ses supporters ont demandé sa grâce au Roi, pour l’instant refusée. L’homme reste populaire, vu comme un homme politique qui raisonne en homme d’affaire. Interview du directeur du centre de recherche pour la paix à Bangkok, le professeur Cothom Arya. ____Un reportage de Philippe Reltien et Jean-Marie Porcher, en Thaïlande.

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