Le dossier de la rédaction est consacré ce matin au nouveau dispositif de pré-inscription à l'université. Une mesure décidée par le ministre délégué à l'Enseignement supérieur, François Goulard, pour tenter d'enrayer le taux d'échec des étudiants du premier cycle et améliorer leur orientation. D'abord un constat : en France, quatre étudiants sur dix qui entrent à l'université la quittent sans aucun diplôme. Souvent, même, avant d'atteindre la deuxième année d'études. Parfois, c'est plus tôt. Les causes sont connues : manque d'informations, mauvais choix d'orientation et le bac qui ne correspond pas à la filière choisie. Pour se donner les meilleures chances de réussir, c'est au lycée que tout commence. Et là, il y a encore beaucoup à faire. Ecoutez le témoignage de Julie Ressot. C'est l'une des conseillères du CIDJ, le Centre d'information et de documentation jeunesse de Paris, situé tout près de la tour Eiffel. Elle répondait à Fanny Borius. Alors qu'est-ce que ce dispositif nouveau d'orientation active ? Les universités volontaires. Cette année, elles sont 67 sur les 88 qui existent en France. Elles proposent aux lycéens des classes de terminales de se faire connaître, depuis janvier, via leur site internet, de remplir un dossier avec leurs notes et notamment celles des épreuves anticipées du bac et de préciser leurs souhaits de filières. Ces dossiers seront ensuite examinés par des enseignants de ces universités, lesquels rendront leurs avis, favorable ou non, au plus tard en avril. Pour Jean-Marc Monteil, le directeur de l'Enseignement supérieur, il ne s'agit il pas d'une sélection déguisée, mais bien d'informer les futurs étudiants et de leur proposer un accompagnement pertinent Ces pré inscriptions se font uniquement par internet. Ce n'est pas très chaleureux ! Il n'y a donc pas de contact direct entre le lycéen et sa future université ? Heureusement, si. Chaque université est libre de mettre en place le dispositif qui lui paraît être le plus efficace, en fonction également des moyens humains dont elle dispose. A Paris Diderot, Paris VII, qui accueille 27 000 étudiants, ce système existe depuis une quinzaine d'années avec succès dans une filière : les sciences de la vie. Chaque lycéen qui se préinscrit obtient un rendez vous quelques jours plus tard. Et c'est le directeur du département des premières et deuxièmes années, Jean Fournié, qui organise et gère le planning. Avec lui ils sont cette année 25 professeurs volontaires à recevoir les futurs bacheliers. Comme la majorité de ses collègues des 88 universités françaises, Benoît Eurin, le président de Paris VII, milite pour cette orientation active, même si aujourd'hui, il ne dispose pas des moyens suffisants pour la développer dans toutes ses filières. Deux précisions pour terminer : 1) Cette pré-inscription n'est pas obligatoire et l'avis rendu par l'université n'est qu'un conseil. Le futur étudiant reste libre de son choix final. 2) C'est maintenant qu'il faut consulter les sites des universités. Dans certaines facs, la date limite, c'est aujourd'hui. Un dossier signé Marie-Christine Le Dû.

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