La semaine dernière pour la première fois, le DALO est apparu dans une décision de justice donnant raison à une femme mal logée . Cette loi est en application depuis maintenant 5 mois . Elle est censée donner un toit à tous les mal logés. Comment cette loi s'applique t-elle réellement sur le terrain ? 19 Mille dossiers ont été déposés d'après les derniers chiffres disponibles au ministère de la ville. Alors qu'on estime que 600 mille personnes seraient concernés. Les raisons d'un chiffre aussi dérisoire sont que les personnes sont mal informés d'où un énorme travail des associations. Et puis surtout, parce qu'un recours DALO, c'est un dossier très compliqué à monter. Des formulations, sincèrement, pas toujours très évidentes sur plusieurs pages et surtout il faut apporter des documents parfois difficiles à obtenir. Un fois le dossier monté, il est examiné par une commission de médiation. C'est elle qui décide qui valide ou non un dossier. Celle de Paris est la plus sollicitée. A elle seule, c'est un tiers des demandes. Elle a 6 mois pour donner sa réponse. Pour l'instant 80 foyers ont reçu une proposition concrète de logement . Comme Viviane qui vit à l'hotel avec ses 2 enfants enfants en bas âge. Une minuscule pièce, sans cuisine, ils doivent manger dehors la plupart du temps. Mais bientot c'est une nouvelle vie qui l'attend. En moyenne un dossier sur 2 est validé. Quand un dossier est refusé, il l'est parce que les personnes ne relèvent pas des critères DALO ou alors ne les ont pas démontrés. C'est ce qui est arrivé à Yamina 63 ans, avec sa fille de 22 ans, elle vivent dans une chambre de bonne de 11 mètres carrés. Ce refus a été une catastrophe dans sa vie. Yamina va déposer un recours et c'est la juriste du DAL qui va s'occuper d'elle. Devant la pile de dossier sur son bureau, Dalila ABBAR a du mal à voir une cohérence dans les avis des commissions de médiation. Pour elle, la règle c'est souvent l'arbitraire. Pour les associations les critères ne sont pas clairs. Instaurer le critère d'urgence, c'est en partie dénaturer l'esprit de cette loi explique Joaquim Soares, driecteur de l'espace solidarité habitat. C'est un établissement de la fondation Abbé Pierre. Et lui , il est hablité à siéger dans cette commission, pour représenter les associations. Pour le ministère de la ville: il faut cumuler ses 2 critères: la précarité et l'urgence. Mais le DALO s'étonne d'avoir vu un dossier retoqué: Un homme, qui a un travail, et qui vit dans sa voiture. Pour qui l'urgence n'a pas été prouvée. Un reportage de Vanessa Descouraux

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