Depuis le 3 octobre, des familles mals logées sont installées au 24 rue de la banque, dans le deuxième arrondissement de Paris. Des enfants, des femmes… campent sous des bâches, avec l'aide du DAL, l’association Droit Au Logement. Pierre-Louis Castelli a passé une partie de la nuit rue de la banque, où une centaine de familles étaient là. Le campement se situe en face de la bourse, un immeuble qui appartient à la ville de Paris. Le DAL y est installé et les familles viennent là autant pour se soutenir que pour trouver un logement, un espoir pour un logement décent. Céla, une mère de famille, va passer la nuit dehors (interview). Un toit, c'est ce que réclament les centaines de familles de la rue de la banque. Mais comment l'obtenir quand les loyers explosent ? Alors c'est l'hôtel, une chambre à un prix prohibitif (interview) ; des logements insalubres où l'on côtoie le pire (interview). Minuit, rue de la banque, la nuit est tombée depuis quelques heures et les conseils contre le froid sont prodigués (son). A l'intérieur des locaux, Pierre, médecin, consulte (interview). Il y a quelques jours, le DAL a été reçu à l'Elysée par Nicolas Sarkozy. Il s'agissait de renouer le contact. Carole Bouquet, Emmanuelle Béart se sont investies et Jean-Baptiste Ayrault, président de l’association Droit Au Logement, a fourni une liste de mal logés. Marie-Paule au chômage, campe elle aussi et espère encore un peu d'humanité (interview). La rue de la banque s'endort. Sous les bâches, quelques matelas et dans la rue, de rares voitures. Cédric rentre du travail (interview). A 6 H, on se réveille, on part au travail et ce soir on se retouvera pour une neuvième semaine sur le trottoir, rue de la banque dans le deuxième arrondissement. Un reportage de Pierre-Louis Castelli.

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