Par Hélène Roussel Le premier policier installé dans un lycée, c’était la semaine dernière, à Moissy-Cramayel, en banlieue parisienne. Une nouveauté en France, mais une pratique largement répandue dans d'autres pays, à commencer, et ce n'est pas une surprise, par les Etats-Unis. Hélène Roussel est revenue du Texas où il y a des agents de police dans quasiment tous les collèges et lycées depuis des années et pas seulement dans les quartiers sensibles. Exemple : Keller, à quelques kilomètres de Dallas, commune bourgeoise et tranquille. Le lycée accueille 2 000 élèves avec, au total, une centaine de caméras de vidéosurveillance, des chiens anti-drogue régulièrement introduits sur le campus, et puis au rez-de-chaussée, le bureau du policier. Michael Shunk, à plein temps ici depuis 9 ans maintenant, plutôt fier de nous décrire ce qu'il a autour de la ceinture. Et si ces policiers en milieu scolaire sont le symbole, pour nos enseignants ici en France, d'une certaine dérive sécuritaire, c'est tout le contraire au Texas. Comme si le sentiment de sécurité prévalait sur tout le reste, à l'image de cette jeune prof, Tiffany Grifford. Il faut dire aussi que les Américains, contrairement à nous, ont vécu plusieurs fusillades traumatisantes. Deux adolescents meurtriers à Colombine, c'était il y a onze ans, mais c'est comme si la société était encore sous le choc. Parole de parents d'élèves. Dans certains cas, le bilan est malgré tout beaucoup moins positif. A New York, les critiques contre la présence policière dans les écoles se multiplient : il y a eu trop de dérives, trop de bavures. Des enfants de 5 ans menottés, des enseignants arrêtés. New York qui, progressivement, est en train de remettre en cause le « tout sécuritaire » à l'école.

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