un tiers des français se disent en accord avec les idées du front national
un tiers des français se disent en accord avec les idées du front national © reuters

A l'approche du 1er mai, le front national revendique sa place sur le champ social. Le parti de Marine le Pen, qui se targue d'etre la première formation politique chez les ouvriers, s'estime ostracisé par les syndicats qui excluent leurs militants des lors qu'ils sont identifiés proches du FN. Pour se défendre, le front national vient de créer à Paris le "Front syndical ".Pas de méprise, ce n'est pas un syndicat, mais un groupe de réflexion, pour l'instant il faut bien le dire assez microscopique mais à l'objectif clair : lutter "contre le sectarisme des syndicats traditionnels".

À l'origine de tout celà, il y a un conseiller prud'homal parisien CFDT . L'an dernier, Dominique Bourse-Provence a été candidat FN aux municipales. La CFDT s'en est aperçue et lui a demandé de quitter le syndicat. Il a refusé, mais la CFDT maintient la pression.

Pendant longtemps, Dominique Bourse-Provence a voté socialiste. Il a ensuite rejoint le FN, séduit par Marine Le Pen et convaincu qu'à part elle, tout le monde a lâché les classes populaires, à commencer par les syndicats.

Je ne suis ni de droite ni de gauche, je suis patriote

dit Dominique. Ce qu'il reproche aux syndicats, c'est justement de faire trop de politique...

Du travail, et de la préférence nationale...

Prenons le cas maintenant de Thierry Gourlot .Secrétaire départemental du FN en Moselle, il a longtemps milité à la CFTC . On lui a demandé de faire un choix, il est donc redevenu un simple adhérent, qui affiche sans complexes sa préférence citoyenne.

Fameuse référence au PC des années 70.

Thierry se défend d'etre xénophobe ou raciste. Il s'estime lui, discriminé, puisque les syndicats le rejettent, et se promet de porter bientot les affaires de militants exclus devant les tribunaux.

Pas question d'entendre ce discours là chez les autres syndicalistes. Leurs militants inscrits au FN doivent quitter le syndicat, c'est le principe.Luc Bérrille , le Secrétaire général de l'UNSA estime de toute façon que le droit est de son côté.

Pour les simples adhérents, pas d'exclusion, on travaille plutot sur la pédagogie : on démonte les discours, on décortique et on dialogue.Pascal Debay est chargé du dossier à la CGT .

Dans cet esprit, la CGT, la FSU et Solidaires organisent le 6 mai prochain une grande journée d'information, à Béziers pour dénoncer "l'imposture sociale du FN ".

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