Dans l’attente d’un bilan 2016 sans doute marqué par un épisode de crues exceptionnelles, notamment à Paris, le tourisme fluvial reste un axe fort de développement en France.

La Seine, quatrième monument le plus visité de la capitale, après Notre-Dame, le Louvre et le Sacré Cœur, balade à elle seule près de 8 millions de touristes chaque année.
La Seine, quatrième monument le plus visité de la capitale, après Notre-Dame, le Louvre et le Sacré Cœur, balade à elle seule près de 8 millions de touristes chaque année. © Maxppp / IP3 PRESS

Dans l’attente d’un bilan 2016 sans doute marqué par un épisode de crues exceptionnelles, notamment à Paris, le tourisme fluvial reste un axe fort de développement dans l'Hexagone. En février dernier, Voies navigables de France (VNF) attendait beaucoup de cette activité :

Une source toujours plus évidente et stable de croissance pour les acteurs économiques et les territoires concernés.

Chaque année, 10 millions de personnes, dont 70 % d’étrangers, découvrent la France par ses cours d’eau. Un réseau qui couvre 2600 km, dessert 113 ports de plaisance et génère plus de 500 millions d’euros annuels de retombées pour les territoires concernés (hors bateaux promenade). A Paris, la Seine, quatrième monument le plus visité de la capitale, après Notre-Dame, le Louvre et le Sacré Cœur, balade à elle seule près de 8 millions de touristes par an.

Et l’activité, qui a enregistré une croissance de 4 % en 2015, ne fléchit pas au plan national, pour le bénéfice des professionnels du tourisme mais, d’abord, des armateurs : les flottes des compagnies de navigation s’élargissent : l’an dernier, le nombre de navires avait progressé de 15% par rapport à 2014. Et cette année, on compte 54 navires dédiés au tourisme – des paquebots fluviaux, des péniches hôtels et des bateaux promenadeet quatre en construction, indique VNF.

Un facteur de développement local

Et de nombreuses initiatives émaillent les territoires : VNF et les Départements & Régions Cyclables (DRC) se sont ainsi associés pour développer un réseau d’itinéraires cyclistes au bord de l’eau. D’ici à 2021, le Grand Lyon doit investir avec VNF 5,1 millions d'euros pour « la réalisation des appontements destinés à accueillir les bateaux de croisière sur le Rhône et la Saône ». Et Le Pecq, à côté de Paris, se prépare à accueillir de grands bateaux de croisière.

Mais 2016 restera une année un peu particulière, avec le contre-coup des attentats terroristes qui ont frappé la France, des manifestations qui ont freiné le tourisme et un épisode durable et intense de crues. A Paris, en se maintenant à 6,10 mètres pendant dix jours, le niveau de la Seine a empêché toute navigation et sur la période et sérieusement obéré le chiffre d’affaires des opérateurs.« A cette période, les bateaux à passagers accueillent environ 150 000 passagers par jour », soulignait début juin Marc Papinutti, le patron de VNF. Et Le Figaro estimait à 250 000 euros la perte quotidienne imputable aux crues à Paris.

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