Le site de Tilly Sabco à Guerlesquin emploie 340 personnes
Le site de Tilly Sabco à Guerlesquin emploie 340 personnes © Radio France / Marion L'Hour

Encore un rassemblement de Bonnets rouges demain à Carhaix en Bretagne. Un mouvement de plus en plus controversé, mais symptôme d’une crise du modèle breton, fondé entre autres sur l’agroalimentaire et l’agriculture (140 000 emplois). Le secteur est aujourd’hui fragilisé.

À chacun son analyse de cette crise.

Chez le volailler Tilly Sabco à Guerlesquin, on fabrique du poulet congelé d’entrée de gamme, et des saucisses. On vend à 90% à l’export, au Moyen-Orient surtout.

Les poulets sont congelés et vendus à 90% à l'étranger (Proche-Orient)
Les poulets sont congelés et vendus à 90% à l'étranger (Proche-Orient) © Radio France / Marion L'Hour

Mais depuis un mois, Tilly Sabco tourne au ralenti. En difficulté, elle produit en ce moment moitié moins que d’habitude si on en croit le patron. En cause, notamment, les erreurs passées, selon la CGT, qui rejette les critiques du modèle agroalimentaire breton (la Bretagne ferait beaucoup de quantité pour peu de qualité).

À soixante kilomètre de là, un autre éleveur compte bien rester chez lui demain. Jean Cabaret, porte parole de la confédération paysanne, produit du lait et du poulet. Chez lui, il faut 81 jours pour qu’un poulet soit consommable… contre 50 à 60 pour son confrère du Finistère.

Jean Cabaret produit aussi beaucoup moins, en nombre. Et pourtant, ça paie. Pour lui, c’est au politique de jouer et de réorienter la manière de produire.

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