Jacques Chirac s’était fait discret ces derniers temps et il reparaît dans l’actualité de ces derniers jours. Cité par Charles Pasqua dans le procès de l’Angolagate, en voyage « quasi présidentiel » en Afrique il y a deux semaines, il sera fixé probablement aujourd’hui sur son possible renvoi devant un tribunal dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris (on attend la décision de la juge Simeoni). Enfin hasard du calendrier, le retraité de l’Elysée sort ses mémoires dans tout juste une semaine. Les mémoires de l’homme politique préféré des Français. C'est un sondage Ifop/Paris Match qui le disait en avril dernier. Les Français qui semblent eux ne pas en avoir beaucoup... de mémoire. Un ancien président qui n'a pas vraiment tenu ses promesses à l'Elysée. Aux nombreux démélés donc judiciaires. Et pourtant très populaire ! Même lorsqu'il n'apparaît plus dans les médias. 2 ans et demi après la fin de son mandat. Pourquoi ? Comment ? Pierre Péan, l'auteur de "Chirac : l'inconnu de l'Elysée"... est devenu l'un de ses amis. Et un grand-père ça prend des nouvelles de son entourage : les Français donc ! Parmi lesquels ce citoyen tout à fait lambda qui a vécu cette anecdote il y a 4 ans (interview). Jacques Chirac est-il encore le même avec les Français ? En tout cas, il fallait le suivre sur le terrain ! C'était jeudi dernier au Musée Cernuschi à Paris, pour une exposition de bouddhas (interview). Constat donc : il a la poignée de mains toujours aussi franche... et quelques minutes plus tôt à l'intérieur du musée, c'est même lui qui allait au devant des visiteurs (interview). Les Guignols déjà en 1995 avaient façonné cette image d'homme sympathique. Alors on se souvient d'un président très actif... Comment s'occupe-t-il aujourd'hui ? Hé bien ça a été dur au début nous disait Pierre Péan, qui va souvent le voir dans son bureau, pour partager un verre de Gin avant le déjeuner. Il va mieux maintenant. Il reçoit des hommes d'Etat (africains surtout) et puis il a été occupé par ses mémoires à paraître jeudi : "Chaque pas doit être un but" enfin la Fondation qui porte son nom. Cela peut paraître peu pour un hyperactif, mais c'est déjà beaucoup pour un homme que l'on a vu affaibli, les suites sûrement de son AVC en 2005. Et pourtant ! Scoop ! à la sortie du musée Cernuschi, alors qu'il offrait des livres à ses collaborateurs (interview). _____Un reportage de Thibaut Cavaillès.

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