Chaque année, la Marine Nationale recrute 3.500 personnes dans 35 métiers différents, du C.A.P. à Bac +5. Et voilà 10 ans maintenant qu'elle mène aussi une politique d'embauche de jeunes peu ou pas diplômés. Des jeunes que vous avez rencontrés sur le Porte-avions Charles de Gaulle, en mission au large du Pakistan. Ils sont sur le pont d'envol, au service lingerie, blanchisserie ou encore restauration. Ce sont des EICD, des engagés initiaux de courte durée. Agés de 18 à 22 ans, ils ont signé un contrat de 3 ans, renouvelable 2 fois. Nourris, logés, ils sont payés au Smic et peuvent doubler leurs soldes en mission. Chaque année, la Marine Nationale recrute 500 à 600 EICD, le plus souvent via les missions locales. La plupart sont en situation d'échec scolaire. C'est le cas du matelot Elodie Pruneau qui arbore fièrement son tee-shirt cleaning team, équipe de nettoyage (interview). Elodie veut faire comme papa, une formation en sécurité incendie, et pourquoi pas devenir marin-pompier de Marseille. 3 ans pour un contrat initial, c'est court. Mais ça peut paraître long si ça se passe mal. D'abord, il n'est pas interdit de démissionner. Ensuite, il est aussi possible d'opter pour un statut de volontaire. Un an pour voir. Une tactique choisie par le matelot Rabia Abbou. Aprés avoir abandonné le lycée en bac pro secrétariat, elle a passé un an dans l'armée de terre. Expérience pas concluante, elle s'est tournée vers la Marine et a trouvé sa voie (interview). Je présume que certains ont du mal à supporter la discipline militaire. Je laisse le Capitaine de Corvette Frank Glaise, chef du personnel pont d'envol hangar vous répondre (interview). C'est le cas du matelot Murielle Ichou-Ribert, qui a même réalisé son rêve d'enfance avant de s'apercevoir que ce n'était finalement pas sa vocation (interview). Aidés par la Marine, 65 % de ces EICD trouvent un emploi en moins d'un an. Quand l'ANPE annonce un chiffre de 31% pour des populations civiles équivalentes. Un dossier de Stéphane Fort.

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