Ne pas dépendre d’un médecin, de proches, d’une machine en fin de vie : c’est ce qui peut pousser à écrire des "directives anticipées". La loi le permet et les Français en parlent.

Ecrire, car on ne sera peut-être plus capable un jour de le faire, ce qu’on veut ou ne veut pas pour sa fin de vie, c’est un nouveau droit.
Ecrire, car on ne sera peut-être plus capable un jour de le faire, ce qu’on veut ou ne veut pas pour sa fin de vie, c’est un nouveau droit. © AFP / Phanie Voisin

Le 3 février 2016, la loi Claeys-Leonetti était adoptée, avant d'entrer officiellement en application le 5 août 2016. La possibilité d'un choix sur la fin de vie, ainsi que l'explique Marisol Touraine, la ministre de la Santé qui a porté le projet :

Longuement et largement concertées, les mesures qui entrent aujourd’hui en vigueur représentent une avancée fondamentale pour les droits du malade et de l’individu. Elles constituent, sur un sujet aussi intime, le point d’équilibre qui rassemble le plus largement dans la société française

Trois textes réglementaires fixent les conditions d'accès à ce droit nouveau.

Le premier texte fixe les conditions dans lesquelles les traitements peuvent être arrêtés et une sédation profonde – jusqu'au décès de la personne – décidée. Les deux autres textes, un décret et un arrêté, définissent les critères de validité des "directives anticipées".

Ainsi, par une déclaration écrite, chacun peut donner des consignes aux soignants et à ses proches : quels traitements il pourrait recevoir, ceux qu'il voudrait arrêter en fin de vie, dans l'hypothèse où il serait dans l'impossibilité d'exprimer sa volonté. Et la déclaration est différente selon que le déclarant est bien portant ou déjà atteint d’une maladie grave.

Un plan national 2015-2018 pour le développement des soins palliatifs et l'accompagnement en fin de vie a été présenté fin 2015 par Marisol Touraine. Parmi les mesures qu'il prévoit, une série de débats, partout en France, pour sensibiliser aux enjeux de ces nouvelles dispositions.

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