Un reportage signé Laëtitia Saavedra Zoom sur une conséquenc de l'affaire DSK. On a beaucoup entendu les politiques, les journalistes et les féministes sur le sujet. Mais cette affaire résonne aussi chez les femmes qui ont été victimes de viol, comme si cela libérait leur parole. On l'a bien vu avec les deux femmes qui poursuivent Georges Tron pour harcèlement sexuel : ces deux employées municipales avaient bien l'intention de porter plainte depuis plusieurs mois, mais quand l'affaire DSK a éclaté, elles n'ont plus hésité : "Quand je vois une petite femme de ménage capable de s'attaquer à Dominique Strauss-Kahn, a dit l'une d'elles, je me dis que je n'ai pas le droit de me taire". Mais au-delà de ces accusations contre des politiques, il y a plus significatif : à SOS Viol, le nombre d'appels a explosé. Emmanuelle Piet, la responsable du Collectif Féministe Contre le Viol, gère ce numéro d'appel. Interview d'Emmanuelle Piet - C'est notamment le cas de Karine, que nous avons rencontrée. Il y a 10 ans, cette jeune femme de 41 ans a été séquestrée, menacée de mort avec une arme et violée. Après 8 ans de bagarre judiciaire, son agresseur, un collègue de travail, a fini par être condamné à 4 mois de prison ferme et 8 mois avec sursis. Mais les faits ont été requalifiés en simple "menace de mort avec arme à feu", même si la relation sexuelle a été non consentie. Après son agression, Karine a vomi tous les jours pendant plusieurs années, elle a perdu beaucoup de cheveux et n'a plus ses règles. D'où cette angoisse qui a ressurgi. Témoignage de Karine En France, entre 75 000 et 150 000 femmes sont victimes d'agression sexuelle chaque année et seules 10% portent plainte. SOS viols : 0 800 05 95 95 Numéro national gratuit et anonyme### liens

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