Ségolène Royal, c'est bien sûr la candidate socialiste préférée des Français pour la présidentielle de 2007, d’après les sondages. Mars 2004 : elle remporte les élections régionales en Poitou-Charente, fief de Jean-Pierre Raffarin. Elle est élue présidente de la région et elle en fait son laboratoire. Alors, voyage dans ce qu’on peut appeler le « Ségoland ». Bienvenue à la foire des Heyrolles, aux confins de la Vienne. Une foire créée par Henri IV. Quelques siècles plus tard, c'est-à-dire hier matin. Ségolène Royal visite les stands en pleine crise de la grippe aviaire : 400.000 euros sont déjà débloqués par la Région pour soutenir la filière. Mais peut mieux faire. Alors, après la poule au pot du bon roi Henri, voici le décret de la présidente (son). Alors, ça fait sourire dans les rangs. Ici, on s'amuse de ces directives qui ne souffrent aucune discussion. On admire ou on poisonne. Car le caractère de Ségolène Royal est devenu l'arme principale d'une droite totalement anesthésiée. Laminée en mars 2004, la candidate de Jean-Pierre Raffarin. Elizabeth Morin, n'a pas de mots assez durs pour qualifier son adversaire (son). Ah c'est raide. Mais ça n'a pas été simple non plus avec les alliés de la gauche plurielle. Aujourd'hui, les relations sont au beau fixe mais Marie Legrand, vice présidente verte, est passée par tous les stades (son). Tout le monde à gauche à mis de l'eau dans son vin pour gérer cette région, qui est une petite région. Un budget de 522 millions d'euros mais un laboratoire pour Ségolène Royal, plutôt bonne élève. Elle tient ses promesses électorales : 2900 emplois tremplins déjà créés, gratutité des livres scolaires. La ligne du parti donc mais aussi la patte personnelle. La démocratie participative et l'écologie avec un plan climat, l'obtention du label éco-industrie et puis bien sûr, en ces temps de CPE, le refus d'accorder des subventions à toute entreprise ayant recours au CNE. Une kyrielle d'initiatives tous azimuts mais pour l'opposition, tout ca c'est du vent (son). Pas de quoi déstabiliser Royal parce que c'est vrai qu'ici, la droite s'oppose surtout dans les mots. Elle taille sa route Ségolène Royal, mais qu'en pensent les gens de la rue ? C'est toujours très tranché : ceux qui détestent carrément le personnage, comme Nathalie, commerçante à Poitiers (son). Et puis, il y a ceux qui aiment vraiment la majorité des gens que nous avons rencontré. Comme ces deux éleveurs de la foire des Heyrolles qui la voient évidemment à l'Elysée (son). Un dossier de Françoise Degois.

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