Les Etats-Unis, au bord de la récession, comptent 12 millions de travailleurs sans papiers. Faut-il les régulariser ou les renvoyer ? Que disent les candidats à la présidentielle sur cette délicate question de l’immigration ? Réponse : Aucune promesse. C’est trop sensible l’immigration. Le sénateur de l’Arizona, John Mac Cain, a battu en retraite après avoir été le promoteur d’une grande réforme de l’immigration qui aurait accordé des green cards à des millions de travailleurs hispaniques. La crise économique a modifié son discours. Il insiste dorénavant sur la fermeture physique de sa propre frontière de l’Arizona avec le Mexique, avec une double paroi métallique de 1000 kms et un "no man's land". Il ne fallait pas paraître laxiste pour ne pas fâcher ceux qui pouvaient perdre leur emploi et le candidat démocrate a fait pareil. Il n’est pas revenu sur sa proposition d’accorder le permis de conduire à tous les travailleurs sans papier. Trop impopulaire. L’état de l’Arizona, lui, a carrément supprimé les bénéfices sociaux aux personnes sans papiers. Les grands syndicats ont fait pression sur la campagne démocrate pour arrêter le phénomène de dumping social. Régulariser 12 millions de sans papiers en pleine crise économique serait irresponsable. Barack Obama voudrait réviser le traité de libre échange avec le Mexique. S’il est élu, il pourrait être tenté par une version américaine de l’immigration choisie. (Reportage sur le mur à la frontière mexicaine.) Un reportage de Philippe Reltien et Jean-Marie Porcher, en direct de l’Arizona, état frontalier du Mexique.__ Lundi à 7h15 : le ranch de Sedona, le ranch de John Mac Cain avec Philippe Reltien et la maison de Barack Obama à Chicago avec Fabienne Sintès.

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