Blablacar
Blablacar © MaxPPP/L'Alsace/Jean-François Frey

Les plateformes numériques viennent bousculer l'économie traditionnelle et le législateur. Ce mercredi matin se tient à Paris, le procès en correctionnelle des dirigeants français du service UberPop, avant un autre procès jeudi cette fois à Madrid contre le service français de covoiturage BlaBlaCar, dans les deux cas pour " concurrence déloyale".

L'économie du partage est aujourd'hui montrée du doigt pour échapper à la fiscalité et à la protection sociale à laquelle sont soumis tous les professionnels et le législateur, sauf à interdire un service comme Uber Pop, semble bien démuni face au sujet.

Les sénateurs ont décidé de s'attaquer à la question, avec le projet de fiscaliser les revenus perçus par les particuliers qui aujourd'hui échappent à toute déclaration et la volonté de ne pas freiner le développement de cette économie collaborative.

La proposition des sénateurs devraient prendre la forme d'amendements dans la loi de finance 2016 pour imposer tous les revenus issus de l'économie du partage au-delà de 5000 euros, "un seuil qui ne devrait pas dissuader les utilisateurs de ces plateformes de services entre particuliers" avancent les sénateurs. Proposition assortie d’une obligation pour les plateformes collaboratives de communiquer à l'administration fiscale les revenus de chaque utilisateur.

Autre point sensible, la question du statut des utilisateurs des plateformes qui échappent aujourd'hui à toute forme de cotisation et de protection sociale, alors qu'ils retirent pour certain un salaire de leur activité sur ces plateformes. Aux Etats Unis cet été, un salarié d'UberPop a obtenu la requalification de ses prestations de chauffeur en contrat de travail.

Reportage de Laurent Kramer

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