Réfugiés à Kos
Réfugiés à Kos © Reuters

Kos est une île très touristique avec ses plages de sable, ses antiquités, ses pistes cyclables, et même le platane où, dit-on, Hippocrate a pensé le serment des médecins...

Mais le flux des migrants porte un coup à son image.

C’est ce que dit le maire qui utilise tout les moyens, comme fermer les toilettes publiques, pour chasser les refugiés de l’île. Mais qu‘en pensent les touristes ?

Les avis sont partagés. Les réfugiés sont devenus malgré eux la première attraction de l’île. Les touristes arrivent sur la place du port et ce qu’ils voient en premier, ce sont ces tentes à perte de vue, des gens qui dorment sur des galets avec des enfants dans les bras. Il y a ceux qui prennent des photos et s’en vont, et ceux, la majorité, qui apportent des vivres, des couches culottes ou à boire. Ceux-là sont très en colère contre l’Europe. Écoutez Hans , touriste allemand venu en famille à Kos.

En fait c’est précisément ce à quoi je m’attendais

Sa femme Kirsten ne partage pas vraiment son avis.

C’est juste horrible

J’ai aussi rencontré Laurence Rou , une Française en vacances. Devant le commissariat où les refugiés font la queue tous les jours pour obtenir leur papiers, elle essayait vraiment de s’informer : elle est outrée.

Je vous assure ça me révolte

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Cette incompréhension de l’attitude de l’Europe est ce qui revient le plus souvent. Écoutez Rachel Milller, qui, de touriste, a basculé dans le bénévolat 24 heures sur 24.

__ Nous sommes européens, nous avons des obligations

Kostas , un commerçant de l'île, est furieux car les réfugiés campent à 200 mètres de son échoppe> C’est une catastrophe. Ils urinent partout, même dans les monuments.

On l’entend, certains sont très en colère, contrairement à d’autres comme Fatima propriétaire d’un petit hôtel délaissé

Cette année, grâce aux migrants, je travaille. Ils ont sauvé la saison.

Si les pouvoir publics, les religieux musulmans et chrétiens de l’ile, le maire ne font rien pour les migrants la société civile, les habitants et les touristes sont mobilisés. C’est qui fait que Kos n’est pas uniquement un enfer pour les refugiés.

migrants grece
migrants grece © Radio France
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