Trouble de la communication, du comportement, problème de socialisation, l’autisme touche aujourd’hui environ 80.000 personnes en France. Ce week-end auront lieu les journées annuelles consacrées à ce handicap. Une occasion de parler également de rugby ! Le rapport n’est pas forcément évident et pourtant il existe. Lorsqu’on parle de rugby, on pense d’abord plaquage, contact physique et on imagine mal ces enfants autistes, la plupart du temps renfermés dans leur bulle, se jeter dans la mêlée. Pourtant, Julien Schramm, lui, y a cru. Ancien grand reporter de l’EQUIPE, passionné du ballon ovale et aussi papa d’un enfant autiste, il est à l’origine d’une aventure sportive et humaine qui a commencé il y a 4 ans. C'était avec la création de l'association « un club, un autiste ». Le projet est aujourd'hui soutenu par la fédération française de rugby, l'UNAPEI, qui regroupe quelque 750 associations de parents et de personnes handicapées mentales, et par la Fédération Française du Sport Adapté. Sur le terrain, c'est une cinquantaine de clubs qui jouent le jeu et une trentaine d'enfants qui ont déjà pu être intégrés.Une mobilisation qui n’étonne pas Gilbert Petrus.Il est directeur sportif fédéral rugby auprès de la FFSA. Mais comment se passe l’intégration d’un enfant autiste dans un club de rugby ? Une intégration réussie, c'est d'abord trois impératifs. Un club volontaire, des parents et des enfants motivés et un éducateur dédié à cette prise en charge. Arnaud Mennesson fait parti de ceux là. Educateur sportif à l’école de Rugby de Rennes, il s’occupe de deux jeunes autistes, dont Léo, qui a aujourd’hui 7 ans. Des clubs motivés, des éducateurs visiblement très impliqués. Et qu’en pensent les parents ? Un reportage de Cécile Mimaut « Autisme, trouver sa place », c’est aussi le dossier de la rédaction multimédia cette semaine sur le site Internet : franceinter.com.

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