Si la question des destructions d'emplois par des robots revient régulièrement dans des études, c'est que la robotique est sur le point d'investir tous les secteurs d’activité.

A terme, nous devrons travailler en compagnie de robots.
A terme, nous devrons travailler en compagnie de robots. © AFP / Silas Stein / DPA

On les appelle les "robots compagnons", ces robots qui jusqu'à présent figuraient sur les chaînes d'assemblage de l'industrie. Petit à petit, ils vont aussi s'immiscer dans tous les métiers de service, les commerces, les transports et les maisons de retraite : les besoins d'aide à la personne vont décupler dans les quinze prochaines années. "On peut alléger le quotidien des personnels déjà surchargés de travail", explique Sylvie Peuch, qui a développé un robot compagnon en partenariat avec des maisons de retraite.

Changement de décor : le premier robot pompier vient d'intégrer la brigade des pompiers de Paris. Il est capable d'intervenir à distance et dans toutes les situations, selon Ciyril Kabbara, de la startup Shark Robotics. Le Colossius est capable d'éteindre des débuts d'incendie, de détecter des gaz toxiques ou des substances radioactives et de repérer une zone en la photographiant.

Travailler avec les robots ?

La liste des métiers qui risque de disparaître avec la robotisation et l'intelligence artificielle est impressionnante, car elle concerne en réalité tous les métiers y compris les plus qualifiés, à condition que les tâches réalisées soient répétitives. Cela va donc de la radiologie au nettoyage industriel en passant par la comptabilité et l'audit financier ou juridique, qui seront automatisés dans les années à venir.

Selon le ministère du Travail aux Etats-Unis, dans quinze ans "65% des écoliers d'aujourd'hui pratiqueront, une fois diplômés, des métiers qui n'ont même pas encore été inventés". La question induit donc un véritable enjeu de formation : "La robotisation pourrait être aux cols blancs ce que la mondialisation a été aux cols bleus", selon Hakim El Karoui du cabinet Roland Berger. A défaut d'être remplacés par des robots au travail (selon l'OCDE seuls 9% des emplois sont vraiment menacés pour les 20 prochaines années), nous serons quasi-obligés de les fréquenter, et d'interagir et travailler avec eux.

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