A l'heure de la retraite, beaucoup d'hoteliers-restaurateurs du Cantal ne trouvent pas de repreneurs. La Chambre de commerce et d'industrie emmène aujourd'hui ces cantalous à Paris pour trouver - pourquoi pas - des citadins qui auraient envie de se mettre au vert. Vous savez comment s'appellent les brasseries parisiennes souvent ? Le bougnat, L'aveyronnais ou Le cantalou... et bien dans le Cantal on veut inverser les flux migratoires. Direction Lacabelle-Viescamps, à 20 km d'Aurillac, au bord du lac. Josette Teulière exploite depuis 36 ans l'hotel-restaurant repris de ses parents et qu'elle songe aujourd'hui, à 60 ans, à transmettre (interview). Chez Josette c'est aussi la cantine des ouvriers le midi. Elle a fait un point vert, avec les services financiers de base du Crédit agricole et vend les permis de pêche. Moitié hotellerie, moitié service public en quelque sorte. Yann et Delphine Hitier font de l'hotellerie plus classique. Lui était cadre dans la grande distribution, elle, ne travaillait pas, après avoir vécu en Champagne et en région parisienne. Il y a deux ans, ils ont décidé de changer de vie (interview). Yann et Delphine ont aussi pu sauter le pas parce que les prix de l'immobilier et des fonds de commerce dans le Cantal sont beaucoup plus accessibles que dans le sud de la France. Et d'autres citadins sont susceptibles de suivre leur exemple. C'est le pari de la Chambre de commerce et d'industrie du Cantal qui a un catalogue d'une soixantaine d'établissements à céder. Pour Bernard Bouniol, son président, c'est vital pour développer le tourisme (interview). Les patrons d'hotels café restaurant du Cantal prennent donc l'avion ce matin pour Paris, où ils ont des rendez-vous avec des repreneurs potentiels. ___Un reportage de Sara Ghibaudo.

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