Un reportage signé Thierry Fiorile, en direct de Metz Près d'un an après l'ouverture du centre Pompidou à Metz, la première décentralisation d'un musée national est un succès. Pour le premier anniversaire en mai, le chiffre de 800 000 visiteurs sera certainement atteint. Comment la ville a-t-elle accueilli l'implantation de ce musée ? En terme d'image c'est déjà un changement considérable. Metz n'est plus une ville de garnison. Gare de l'Est, à Paris, les appelés du contingent qui s'engoufraient dans des trains sordides ont disparu. Maintenant, on prend le TGV pour en une heure et demi aller visiter le centre Pompidou; Le bâtiment signé Shigeru Ban est devenu le symbole de la ville. - Connaît-on déjà l'impact économique? Pas encore. Les études sont en cours, mais les hôteliers et les restaurateurs se frottent les mains. Evidemment, le mètre étalon de ce type d'expérience, c'est le Guggenheim, à Bilbao, en Espagne. Mais pour Emmanuel Martinez, le secrétaire général du musée, le centre Pompidou de Metz doit trouver sa propre identité. Interview d'Emmanuel Martinez Dans le public, il y a un quart d'étrangers. Le Luxembourg, l'Allemagne et la Belgique ne sont pas loin, les jeunes ont très vite adopté le musée comme Bastien et Baptiste, venus de Nancy. Interview de Bastien et Baptiste - Dans la ville, voit-on un changement ? Est-ce que les Messins sont plus sensibles à l'art? Sur la place de la république il y a le carrosse très contemporain de l'artiste Xavier Veillant : c'est un signe. Et puis il y a de plus en plus de galeries d'art. Dans la vieille ville, Samir Zerouki a ouvert, il y a un peu plus d'un an, "O p'tit bobourg", bar-galerie. Il est partagé sur le dynamisme de sa ville. Interview de Samir Zerouki - Le risque serait-t-il que le centre Pompidou écrase les petits lieux ? Les collectivités locales étant les seules à financer le musée, 9 millions d'euros par an, oui, c'est possible. Mais Maryse Jeanguyot, qui dirige depuis 29 ans "Faux mouvement", centre d'art contemporain, non sans mal, veut rester optimiste. Interview de Maryse Jeanguyot Enfin, pour finir, écoutez ce que dit Emmanuel Martinez. Au-delà des questions qu'on peut se poser sur l'impact du musée, il y a cette réalité. Interview d'Emmanuel Martinez

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