Hong Kong : vue depuis le Victoria Pick
Hong Kong : vue depuis le Victoria Pick © Radio France

Depuis quatre ans, les entreprises françaises sont la cible d'arnaques, de "faux ordres de virements internationaux" qui visent aussi bien les grands groupes français que les PME. La moitié du CAC 40 aurait déjà été attaquée...

Le préjudice estimé de source policière à près de 300 millions d'euros, sans même avoir à braquer la caisse. Tout se passe d'abord au téléphone, au culot : l'escroc se présente comme le patron du groupe, que l'employé de la filiale ne connait. Il suffit ensuite de raconter une bonne histoire, comme une OPA ou une acquisition d'entreprise à l'étranger qui doit rester discrète. Pour être crédible, l'escroc peut louer sur Internet un numéro de téléphone dont les premiers chiffres correspondent au siège social de l'entreprise, il peut pirater le mail du patron et même trouver facilement sa signature sur Infogreffe.

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Qui sont ces escrocs ?

Ils sont très habiles pour effacer les traces que pourraient laisser les téléphones ou les adresses d'ordinateurs. Mais petit à petit, certains dossiers ont permis de remonter jusqu'à Israël. Principaux suspects : des arnaqueurs bien connus des services.

L'argent extorqué aux entreprises françaises n'est pas viré en Israël, il est envoyé en Chine, où il est blanchi : en échange du virement, de l'argent liquide est remis en France aux professionnels de l'arnaque.

Ce circuit échappe complètement à la vigilance de la cellule anti-blanchiment, qui surveille le réseau bancaire classique. De nombreuses enquêtes sont en cours sur les faux ordres de virement, mais les cerveaux de l'arnaque ne sont pas encore inquiétés.

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