Emmanuel Macron veut réformer la formation professionnelle, l'apprentissage et l'assurance chômage. L’un des objectifs prioritaire sera de mettre de l’ordre dans un marché que se partagent 80 000 organismes de formations.

Malgré les multiples réformes, la formation professionnelle eest jugée trop complexe, insuffisamment évaluée, et injuste car pas assez ciblée
Malgré les multiples réformes, la formation professionnelle eest jugée trop complexe, insuffisamment évaluée, et injuste car pas assez ciblée © Maxppp / Claude Prigent

La formation professionnelle fait partie des politiques publiques qui suscitent le plus grand scepticisme et ce depuis des années. Malgré les multiples réformes, elle est jugée trop complexe, insuffisamment évaluée, injuste – car pas assez ciblée sur celles et ceux qui en ont le plus besoin (en particulier les chômeurs et les actifs peu ou pas qualifiés) - et beaucoup trop dispendieuse : 30 milliards d’euros. 

Le gouvernement entend y remédier en transformant ce dispositif dans une démarche qui englobe également l’apprentissage et l’assurance-chômage. 

S’agissant de la formation continue, ce chantier est susceptible de faire l’objet d’une négociation interprofessionnelle. Un "document d’orientation" sera remis aux organisations syndicales et patronales, en principe avant la fin de cette semaine ou au début de la semaine prochaine. 

L’exercice, s’il va jusqu’à son terme, débouchera sur un accord national ayant vocation à être repris, plus ou moins littéralement, dans un projet de loi annoncé pour le printemps 2018 et le gouvernement abondera l’enveloppe de 3 milliards supplémentaires chaque année (15 milliards sur le quinquennat). 

L’un des objectifs prioritaire sera de remettre de l’ordre dans un marché géré pour partie paritairement et que se partagent 80 000 organismes de formations.

A Marseille avec ses 12% de chômeurs, plus de 60% dans les quartiers les plus sinistrés, le premier constat c'est que le système actuel est pour le moins opaque. 

Le financement pour commencer. Un mille feuilles comme seule l’administration française sait en produire.

Autre critique du patronat : avec 14 milliards d’euros, soit trois fois plus que l’État, les entreprises sont de très loin le premier financeur du système actuel. Or pour certains, comme Thierry Chaumont le président des industries de la métallurgie, les formations proposées ne correspondent pas aux besoins des industriels qui en ce moment dans son secteur recrutent mais ne trouvent pas de salariés. 

Il y a aussi le problème des affectations des sommes destinées à la formation. Le pactole des 32 milliards qui devrait monter à 35 milliards par an si la réforme va à son terme pose notamment la question de la gestion paritaire qui n’a plus bonne presse, avec l’idée plus ou moins sous-jacente de gabegie, voir de magouilles entre syndicats et patronat pour se financer au passage. 

Autre idées qui serait préconçue : la formation dispensée par les organismes paritaire ne serait pas efficace 

Un reportage d'Olivier Martocq.

POUR EN SAVOIR PLUS | Consulter ce document émanant d’un rapport confidentiel du MEDEF sur le mode de financement actuel de la formation

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