Quatre-vingts secondes pour partager avec vous quelques éléments du débat nourri sur le rôle des réseaux sociaux dans la mobilisation des "gilets jaunes".

Manifestation de "gilets jaunes" à Paris, samedi 08 décembre 2018
Manifestation de "gilets jaunes" à Paris, samedi 08 décembre 2018 © AFP / Sameer Al-Doumy

On l’a beaucoup entendu, le mouvement s’est déployé sur et grâce à Facebook, où leurs propositions sont formulées, débattues, commentées, le réseau étant de ce fait le lieu privilégié où les membres estiment qu’il leur est possible de s’informer.

Plusieurs débats ont donc émergé ces derniers jours : sur la responsabilité de Facebook qui a modifié son algorithme pour le rendre hyper local et favoriser les échanges serrés entre gens qui vivent au même endroit et ont les mêmes centres d’intérêt. Débat, soupçons et enquête, sur une éventuelle ingérence étrangère qui aurait amplifié le mouvement. Débat sur les données des gilets jaunes, elles appartiennent à Facebook, elles sont politiques : que se passerait-il si quelqu’un mettait la main dessus ?

Ces débats sont en cours, ils sont très loin d’être tranchés, ils souffrent parfois d’un biais techniciste qui consiste à réduire un événement politique et social inédit, inattendu, difficile à analyser, à un « c’est la faute à l’algorithme ». Une chose est certaine : on n’est qu’au tout début de la découverte des effets du numérique sur la démocratie. 

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