Quatre-vingts secondes ce matin sur la question de l’anonymat sur internet. C’est Emmanuel Macron qui a relancé le débat en disant que la levée "progressive" de l’anonymat était une question "d’hygiène démocratique".

Faut-il revenir sur l'anonymat sur Internet ?
Faut-il revenir sur l'anonymat sur Internet ? © Getty / edenexposed

Maître Eolas, avocat qui tweete sous pseudonyme, a réglé le problème en quelques mots : on ne met pas de condition à l’exercice de la liberté d’expression, exit l’interdiction de l’anonymat, fermez le ban.

Mais un article de presse a mis le feu à la steppe : Luc le Vaillant, dans Libération, a attaqué au lance-flammes les anonymes et leur lâcheté infâme (je résume). 

La réplique fut brutale de la part des défenseurs de l’anonymat ou d’un usage d’internet, ou d’une idée ou d’une promesse d’internet, les trois se mélangent. Il y a des arguments solides, par exemple le fait qu’il est déjà possible de porter plainte et de percer à jour des anonymes, pas besoin d’une nouvelle loi. Il y aussi un romantisme de l’anonymat, on se souvient de son premier faux nom comme de ses premières amours.

Saluons la médiation tentée par Eric Mettout de L’Express: il n’évite pas le champ de bataille mais il intervient en casque bleu. Ah on le sent tiraillé entre sa connaissance intime d’internet et une tendresse pour quelques principes anciens de civilité, d’honnêteté et de politesse. Phénomène classique quand on avance en âge, j’en sais quelque chose.

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