Le sujet n’est pas joyeux mais très stimulant. Quatre-vingts secondes, ce matin, sur une analyse comparée entre, d’un côté, les causes de décès aux Etats-Unis (cancer, accidents cardiovasculaires, accidents de la route, terrorisme, etc.) et, de l’autre, le nombre d’articles de presse que chacune de ces causes génère.

Les articles de presse reflètent-ils les causes de décès ?
Les articles de presse reflètent-ils les causes de décès ? © Getty / Westend61

Deux quotidiens mondiaux de référence, le New York Times et le Guardian, sont pris comme étalons.

Quelques exemples : en 2016 aux Etats-Unis, on meurt surtout de problèmes cardiovasculaires, c’est massif, et le sujet n’est traité qu’à la marge dans les deux médias de référence. De manière moins spectaculaire, même phénomène sur le cancer. À l’inverse, et il faut s’armer d’une loupe pour lire la ligne statistique, on meurt très peu aux USA dans des attaques terroristes : 0.001% qui donnent pourtant lieu à plus de 30% de la couverture journalistique ! Idem pour les homicides, dans des proportions moindres. 

Alors on ne va pas faire semblant de découvrir qu’il y a un écart entre le réel et sa description journalistique. Mais cet écart éloigne-t-il les médias de leur public ? Nous, devant notre ordinateur, quelles recherches faisons-nous sur Google sur les mêmes sujets ? Sommes-nous proches du réel ou de la manière dont les médias le traduisent ? Je vous laisse découvrir cet aspect précis de l’étude qui vient nuancer, et complexifier, une critique trop facile des médias.

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